...LE TRAIN JAUNE........................SYNO.........
Au coeur de l'action :

Le parcours du train jaune est au Pyrénées orientales ce qu'est la Transvésubienne aux Alpes Maritimes. Certes en plus court mais sans qu'il ne lui manque rien : que ce soit au niveau paysages somptueux, sentiers sensationnels, passages en corniche suspendus dans le vide et vitesse maximum. Avec un petit plus de taille : le fameux Train Jaune et son tracé montagneux unique, gorgé d'ouvrage d'art, impressionnant et incontournable.

Bref, le parcours du Train Jaune est un classique pour tout vététiste free qui se respecte. Réalisable par une grande majorité de pratiquants, il faut toutefois un bagage technique minimum pour arpenter la dégringolade sans mettre souvent le pied à terre, sinon au pire ce sera plus de poussette/portage mais toujours autant de plaisir...... après, plus la technique est là, plus la vitesse augmente et plus cette descente est sensationnelle.

Le départ s'effectue de la gare de Olette, où nous retrouvons pour cette occasion nos pots Bernard, Laurent, Serge et son fils, Eric et son fils, Serge et Sébastien de Tolosa, que nous connaissons maintenant bien depuis notre première rencontre lors d'un mailing ride.

Pour monter à Mont Louis, nous prenons le fameux petit train jaune de 7h06, avec 20 minutes de retard. Une fois les bikes entassés dans un wagon de la toute nouvelle rame de ce chemin de fer centenaire, nous nous installons confortablement pour profiter de cette merveilleuse ballade d'une heure dans la grande vallée du Paillat. Ce train classé patrimoine mondial évolu dans un paysage montagnard de premier choix au grés de ponts, tunnels et autres viaducs supendus dans le vide : dépaysement garanti !!

Voilà la petite gare de La Cabanasse, juste sous la cité fortifiée de Mont Louis. Nous enfourchons les spads sous un beau soleil matinal et attaquons le parcours.

La petite rue devant la gare tombe sur une route, nous passons sous la voie ferrée par la droite et quittons la route pour la première petite rue sur la gauche. Celle-ci semble déboucher dans un cul de sac mais au départ un escalier de bois en deux tronçons ouvre le bal sur la droite et rejoint une route en contrebas. Après cette mise en bouche nous tirons sur la gauche, laissons le départ du GR à droite pour arriver au bout du goudron longeant le chemin de fer. Un chemin prend le relais, passe sous la voie et se tranforme en single assez large. Au détour d'un virage, la vallée de la Têt se présente à nous, cette première vision est simplement sublime. Le sentier passe la rivière via une passerelle et monte d'un coup sec. Sur l'autre versant de la vallée, le single redescend tout en offrant un point de vue imprenable sur l'impressionnant Pont Gisclard. Le layon se termine au pied du gîte de La Cassanya. Super contents de cette première partie nous rejoignons par le chemin la Nationale que nous remontons jusqu'à Fetges.

De ce petit bourg part la route goudronnée qui va nous hisser vers le Pic de Figuema. La route cerdanne permet d'admirer la cité de Vauban et de parcourir d'un seul regard un panorama allant des Pics du Cambre d'aze aux portes lointaines du Capcir. Au croisement, la troupe quitte le goudron pour la grande piste sur la gauche. Avec un rythme bucolique, nous profitons du paysage tout en prenant de la hauteur. Revoilà le goudron ! Nous le remontons lui aussi sur la droite afin de traverser les zones de tirs militaires et nous présenter au pied des carcasses de chars d'assaut, occasion rêvée pour faire une photo de groupe. Nous remontons sur nos tanks et continuons la progression sur le bitume. Plus haut dans une épingle nous quittons la route pour la piste caillouteuse traçant droit face à nous. Celle-ci arrive sur un replat, juste sous le Pic de Figuema. Sur le bord gauche, l'ancien chemin de Fetges, aujourd'hui recouvert d'une herbe grasse et verte, nous accueille et nous fait pénétrer doucement dans la Forêt domaniale des Llancades. Il nous faudra mettre trois ou quatre fois pied à terre pour passer les marres de boue zébrant le chemin.

Après une montée, le chemin se rétrécit, souhaitant devenir un sentier, et serpente sous les arbres dans un faux plat grimpant. Dans une zone dégagée, il faut bien faire attention de prendre l'option, un peu plus vague tirant le plus sur la droite et portant elle aussi des balises jaunes (un peu disparates !!). Le sentier grimpe encore doucement et arrive à son point le plus haut.

Nous en profitons pour faire une pause, histoire de tailler la bavette, d'assouvir notre gourmandise et de préparer les montures et les pilotes à cette descente anthologique sur Olette. Une fois casqués et bardés de protections en tout genre : coudière, genouillère, casque, coquille, matelas gonflable…nous nous lançons plein gaz sur le single forestier. Celui-ci dévale la foret, butant de temps en temps sur d'énormes troncs barrant la route. Le single débouche sur une grande piste. Il nous faudra la descendre presque un kilomètre sur la droite et être vigilant pour ne pas louper le départ de sentier sur le bord droit. Pour se répérer, un semblant de sentier arrive sur le bord gauche de la piste au niveau d'un tout petit panneau vert. Et dans la continuité de celui-ci, part sur le bord droit le sentier à ne pas louper. Il trace dans la forêt et arrive de suite à une fourche. Là aussi il ne faut pas rater l'option la plus à droite. Sur ce sentier principal, chauds comme des avions, nous sortons des bois et le paysage aérien s'installe définitivement, nous voilà accrochés sur le versant Sud de la Vallée de la Têt. Dés lors le sentier devient de plus en plus technique avec marches et épingles à gogo pour se terminer sur un fracassant run juste avant le hameau de Llar. Une descente d'un autre monde dont Pasta goute à pleines dents la caillasse quand il se voit projeté comme un vulgaire noyau d'abricot loin de son spad endiablé. Les plaquettes sont bouillantes, les jantes quasiment bleues quand nous entrons dans le petit hameau fleurant bon la montagne. Une source aménagée avec goût permet d'étancher les soifs et de calmer les petites contusions de ci de là.

Rien ne peu plus nous arrêter !! Le train n'est plus jaune mais rouge et nous en sommes les wagons… Boubi passe la locomotive à Serge Pizza Power qui quitte Llar par la petite route goudronnée. Un peu plus bas dans un virage, juste à l'entrée de la piste, le diable se hisse sur ses pédales et s'engoufre dans le single. Du grand Serge, qui connaît bien cette descente, dégringolant comme une balle de fusils intouchable. Le sentier est plus aérien que jamais avec des passages vertigineux et dangereux à cette grande vitesse, une erreur et c'est l'hosto garantit. D'ailleurs, Pipiu sujet au vertige doit souvent poser le pied à terre pour avaler certains passages. Le sentier devient technique et entre dans une zone constituée de virages relevés absolument terribles. A la sortie de cette portion, après avoir attendu tout le monde et détaillé les petites gamelles des uns et des autres, c'est GPSerge qui ouvre le bal. Et quand le sentier est rapide et plus roulant, serge est un éclair. En l'occurrence il met les gigawatts et descend à une vitesse folle jusqu'au village de Canaveilles, provoquant à son passage des courants d'air dans les anciennes galeries au bord du sentier.

Mais que c'est bon, que c'est beau…………les superlatifs fusent au pied de la grande fontaine du petit bourg.

Nous quittons plein est le village, passant au pied de l'église pour prendre le sentier qui continue sa chevauché accroché à flanc de montagne. Cette fois c'est un run pas du tout technique mais très rapide qui commence. Plus loin, c'est l'option la plus haute sur la gauche qu'il faut prendre. Et la pente se calme devenant un faux plat descendant aérien et panoramique. Cette portion presque reposante se présente à l'aplomb de Olette au niveau de la citerne alimentant la conduite forcée. Sur la droite, une piste passe sous le pied du pylône et descend vers le village. Il faut très vite quitter la piste pour le sentier sur la droite. Une dernière dose d'adrénaline que nous avalons encore plus vite que toutes les précédentes. Revoilà la piste que nous quittons encore une fois pour un nouveau tronçon cette fois sur la gauche. Nous passons sous la conduite forcée pour tout casser dans le dernier shoot caillouteux à souhait. Et voilà la nationale à l'entrée du village…………une seule idée traverse les esprits : on reprend le train, on remonte et on se refait la totale !!!! Mais une bonne grillade est prévue avec toutes les familles et çà aussi nous aimons beaucoup……..

Histoire de se faire un petit street nous entrons dans Olette par la nationale, et au pied de l'église, quittons l'artère principale pour se jeter derrière le gosier les nombreuses marches retombant à la gare……

Rien que pour nous torturer encore un peu plus, le train de 12h00 entre en gare………..il est dur de résister et de ne pas prendre place dans le convois pour refaire un tour de ce manège digne des plus grands parcs d'attractions…

Amateurs de sensations fortes, de grands espaces, d'unique et d'insolite : il vous faut faire absolument le parcours du Train Jaune !

Boubi