JOUR 3 : Mardi 1er Mai 01

70 kms - + 1000m - TOP25

Aujourd'hui nous devons rentrer sur Padern (notre point de départ) en traversant cette fois les terres Audoises uniquement... Au programme, pistes et goudron et un soupçon de sentier technique ! Mais c'était sans compter une météo épouvantable !

Une fois le nez dehors nous constatons un plafond bas et du brouillard mais pas de pluie donc pas de soucis.

Nous quittons Quillan en longeant l'Agly sur la berge gauche pour glisser jusqu'à Belvianes pour attaquer l'ascension vers le col de Labau.

Une pluie fine se met à tomber, ce n'est que le début, la terre commence déjà à revétir son manteau de boue...

C'est mouillé que nous arrivons à Saint Julia du Bec. Essorage des gants et nous repartons pour Saint Just sur un chemin couvert d'herbe bien grasse et glissante. Ce sera le point repas, dans l'abri d'une fontaine, les visages sont marqués par le froid, les tenues sont trempées mais contrairement à hier le moral de la troupe est au beau fixe, c'est l'extrème qui galvanise...

Nous repartons sous une pluie un peu plus forte. Nous croisons une autre équipée dans le même état que nous. Aprés un échange de nouvelle "fraiche" nous nous engageons sur une piste en descente. Et là c'est l'apocalypse : 15 cm de boue recouvre l'intégralité de la piste, impossible de l'éviter, c'est un enfer pour le pilotage et pour les bécanes. Mais nous rigolons comme des tordus et c'est à celui qui glissera le plus loin.... Ouf la route puis la Nationale ! Là, il pleut toujours, nous décidons alors d'aller au plus court et de laisser tomber certaines parties prévues, mais il nous reste encore beaucoup de chemin. Bugarach, on se réchauffe dans une cabine de pesée désaffectée.

La pluie est maintenant éparse, on se permet alors de poursuivre sur un chemin rendu difficile par la météo jusqu'au Col du Linas. Il fait froid et la pluie recommence à tomber fort, nous sommes glacés, nos dents claquent toutes seules, c'est vraiment dur et c'est trés long. Maintenant on ne quittera plus la route, c'est impossible. A Camps sur Agly , on s'arrêtera une dernière fois pour essayer de se changer, sortant des affaires sèches de nos sacs (en plastique ; on avait prévu le coup !). Celle ci ne le resteront pas trés longtemps, il pleuvra jusqu'à l'arrivée. A partir de là, chaque descente sera une horreur, plus de patins, plus de plaquettes, on freine sur les garnitures.... Mais tenant un bon rythme, aprés un bel effort, galvanisant notre moral l'un l'autre, nous touchons but....

Trempés, couvert de boue, on se regarde et on éclate de rire : "c'était cool, une belle aventure qui ressère les liens...."

FINAL :

Nous réquisitionnions une borne pour vendangeuse afin de nettoyer les vélos, claquant de partout nous essayons tant bien que mal de trouver des affaires sèches dans les voitures et nous mettons le cap sur Perpignan, le chauffage à fond !!!!!!!!