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Divine surprise, Ventouline est des notre aujourd’hui ; très volubile comme à l’accoutumée. On le met en boite et on démarre sans échauffement par le mur de l’hôpital. La montée est lente le temps de chauffer la mécanique…. Ventouline se fait moins causant ; après l’émetteur, nous laissons le macadam qui se mue en une large piste qui mène au hameau de Llugols. La pente est très forte et Boubi prend ses distances avec Pasta dont les guiboles sont aux abonnés absents et Ventouline qui gère déjà ses efforts. Il faut dire que la boutifare manque de kilomètres au compteur annuel….. Boubi poursuit seul devant. Il a eu une pression terrible en fin de semaine ; pression mise en place par Pasta et MP : sera-t-il à la hauteur et restera-il devant sur les terres de Pasta ? Le Trabucayre de St Jean a pris le défi au pied de la lettre et c’est remonté comme une horloge comtoise qu’il est venu en terre conflentoise. A défaut de le faire sur le vélo, Pasta a maintenu la pression en réservant une surprise à Boubi plus loin sur le parcours. En attendant Boubi prend 2 à 300 mètres à Pasta. Les deux compères s’arrêtent au croisement de Llugols et Montsec ; quelques minutes plus tard Ventouline arrive largement décomposé par la violence de l’effort….. Pasta et Boubi lui proposent barre énergétique et pâte de fruits mais le boutifare, fort dépourvu en nourriture s’entête et mange les maigres aliments à sa disposition : deux morceaux de sucre et un carré de chocolat. La pause bien méritée lui permet de se requinquer. Voilà le team reparti en direction du hameau de LLUGOLS en tirant toujours tout droit jusqu’à atteindre son extrémité. C’est alors la descente vers les deux à trois vieilles maisons de pierre les plus au sud. Le portillon marque le départ du sentier rouge et blanc, partie du tour du massif du Coronat. Le single track se révèle tour à tour rapide et très technique ; Pasta ouvre le bal sur un rythme élevé puis cale sur un passage pointu, Boubi prend le relais alors que Ventouline qui n’en rate pas une doit s’arrêter pour déchausser ses lunettes POLICE totalement inadaptées au tempo imposé……. La séquence de marches est passée avec brio par les trois trabucs qui en remettent une couche alors que se succèdent les portions techniques avec caillasse et terre meuble à volonté et les portions plus nerveuses avec pilotage très fin à cause de l’étroitesse du sentier avec des terrasses à deux mètres en contrebas sur la droite……. Justement Pasta s’y fait une frayeur avec la roue avant qui se dérobe et c’est la chute par chance sur la gauche côté montagne et sans trop de bobo. Il repart sans être trop marqué et rejoint Boubi et Ventouline au terme du sentier non sans avoir profité de la sensation de glisse sur la caillasse meuble de la dernière portion…… Ce sentier est vraiment un des plus ludique du département pour les amateurs de freeride technique et il procure beaucoup de plaisir…..
Ventouline à court de physique laisse poursuivre Boubi et Pasta : direction la D26 vers CONAT. Après environ 3 Kms de macadam, dans un virage, ils prennent sur la gauche une large piste qui s’élève fortement, la pente devient terrible. Pasta dans les roues de Boubi qui ne relâche pas la pression, donne le change jusqu’au mas situé au dessus du lacet suivant. Mais là les sensations du début de matinée se confirment et Boubi s’échappe inexorablement……. La surprise prévue sera finalement pour l’autochtone…… Les points de vues sur le Conflent et la plaine du Roussillon constamment renouvelés au détour de chaque virage valent leur pesant de sueur alors qu’approche le village ruiné de BELLOC. Une courte pause permet d’admirer le panorama et la belle chapelle restaurée du village. L’altimètre affiche 900 mètres. Le soleil brille de tous ses feux dans un ciel bleu immaculé…..pays de cocagne……. Les deux compères se remettent en selle et poursuivent la piste en direction de l’émetteur, laissent plus loin sur la gauche la piste qui y mène et prennent tout droit à travers la forêt domaniale du Coronat ; encore un lacet et enfin l’interminable montée prend fin à l’altitude 1050 mètres à proximité de la chapelle St Etienne. La vue sur la vallée de la têt au niveau de Villefranche est splendide. Le sentier est là à quelques mètres de distance légèrement en contrebas, direction Sud Ouest. Il est étroit avec d’un côté la falaise et de l’autre le vide….. la sensation de vertige est omniprésente…… le rêve d’Icare est à notre portée….. enfin presque car il faut garder les roues sur terre, la moindre erreur se paye cash……. Mais quel bonheur, la succession de lignes droites rapides entrecoupées de lacets au cordeau dans ce cadre majestueux renouvelle constamment sa dose d’adrénaline……… fabuleux……. VARIANTE LE SINGLE EST : Au lieu de descendre par l'ouest on peut passer devant la chapelle et suivre le single balisé qui rejoint la piste un peu plus bas par un run sympathique. Il faut traverser la piste et suivre en face le chemin dans la forêt où vitesse conjugue avec les branches. A la fourche suivante, il faut suivre à droite à flanc pour voir le chemin se transformer en un single hyper rapide. Une fois sur la piste, quasiment en face (20 mètres légèrement sur la gauche) la suite du single fonce entre les deux rampes de la piste et déboule dans une épingle avec un point de vue sur Prades et un départ de sentier vers la gauche. Là le sentier principal change de direction et tire vers Villefranche. Le vide, la végétation, l'étroitesse de la sente augmente la pression. Moins rapide que l'autre version, le single prend de la pente dans le dernier tiers avant de regagner le single de l'Ouest au dessus du fort. De là on continue comme ci dessous. MISE A JOUR : Le sentier arrive au dessus du fort. Là, il faut continuer tout droit (ou à gauche) sur le sentier franchissant une épingle et débouchant plus bas sur l'entrée du fort. Juste au pied du fort, au bout de la rambarde, un sentier piéton commence par un escalier à pas d'ane......c'est le départ de la nouvelle portion de single saupoudrée d'épingles, de marches et de petit murets...un régal jusqu'à l'escalier trés pentu regagnant la piste. Et pour finir dans l'épingle suivante, face à vous une porte verte, si celle ci est ouverte c'est le sésame pour un dernier run sympathique sur un single arrivant à la gare...TOP... Au final, une sortie à mettre en bonne place dans le top ten des parcours sur le site des trabucs. Une petite pensée pour el nostre company MP formidable esthète du pilotage : « peut être trop dangereux pour toi vu ton style de pilotage et la config du terrain au dessus du fort Libéria……. ou alors il te faudra un parachute de secours………. » Retour à la réalité, digestion du trop plein d’émotion et en route pour la liaison qui nous ramène sur Prades. Une belle sortie…… oui exigeante mais belle et généreuse. |