













|
|
Pour cette sortie tant attendue, seuls les trois irréductibles s’étaient donnés rendez-vous chez MP, la veille au soir, pour pouvoir attaquer le matin directement de St Jean Pla de Corts. Au réveil, le temps était nuageux sur le massif, les derniers préparatifs terminés nous voilà à l’assaut, vers 8h30, de notre belle chaîne montagneuse. En guise d’échauffement pour rejoindre le Boulou, nous prenons la piste roulante sur la rive gauche du Tech passant par les lacs. Puis au village, nous utilisons le pont de la N9 pour traverser la rivière et la passerelle pour arriver dans le quartier de Llo Naret au pied de l’ascension. Tout d’abord un classique : la bosse de l’Estelle puis une légère descente où nous croisons un attroupement de chasseurs à sangliers. La piste de St Christophe, travaillée depuis peu, prend rapidement de l’altitude et une fois au mas d’en Fraixe (en ruine) une petite séance photos s’impose. Le rythme est régulier, avec un Boubi ouvrant la route, Pasta au milieu et moi derrière pour ménager la troupe !! A 650 m d’altitude nous arrivons à une maison elle aussi en ruine qui offre un panorama magnifique sur la vallée du Vallespir. Maintenant les hostilités commence car le chemin se dégrade de plus en plus et le pédalage en puissance reste le seul moyen pour garder une trajectoire correcte. Une fois l’intersection avec la piste de Montesquieu passée nous avons l’impression de rouler dans le lit d’un torrent a sec tellement le sol est accidenté et caillouteux. Heureusement que cela n’est que de courte durée et que la pente s’annule et se transforme en un plateau très roulant. Au croisement suivant nous pénétrons, par la droite, dans la foret de hêtres afin de rejoindre le Col de l’Ouillat. Le plein d’eau effectué, nous voilà repartis sur le goudron. Fort pentue, la route interdite aux voitures se dégage sur la pelouse d’altitude. A notre droite l’Espagne, en face le Neulos et à gauche le Roussillon. Spectacle magnifique ! Les derniers mètres qui nous séparent du sommet sont rudes… Une fois en haut, à l’abri du vent derrière la stèle, une pause photo et restauration s’impose. Le Pasta, allongé sur le coté, n’a pas daigné monter, transi par ses muscles en ébullition ! Après avoir contourné le grillage des baraquements par le nord et récupéré le GR, nous descendons à grande vitesse sur le gazon du plat de la Tagnarède. Excellent de rouler sur l’herbe, nous avons l’impression qu’à tout moment le vélo approche la rupture ! Une fois au refuge de la Tagnaréde, nous décidons de faire du feu pour nous réchauffer un peu et pour remonter le moral de Pasta sur le point de baisser les bras. Après avoir négocié avec lui pour que l’on finisse ensemble, nous voilà repartis. (nous récupérons pour cela la piste en contrebas du refuge) La piste monte légèrement, nous permettant une digestion facile. Au col des Trois Hêtres nous attaquons par le sud un sentier en sous bois un peu technique qui nous mène vers une immense prairie de montagne. Un petit layon creusé dans l’herbe nous indique la variante du GR10 à suivre, puis la crête direction nord-est, est le seul repère pour arriver aux Couloumates par un sentier caillouteux. Là, nous descendons dans le ravin au pied de la cabane la plus basse et traversons le torrent. Le sentier enchaîne succession de petits franchissements et parties roulantes jusqu’au croisement du col d’en Barderol. Ici le single track qui contourne le Pic Sailfort (et part sur la droite) devient assez accidenté et a peine praticable. Nous continuons quand tout à coup une grotte nous barre le passage ! Non un tunnel sorti de nulle part ! cela semble être la seule alternative pour poursuivre notre périple. Je passe devant avec mon briquet et mes acolytes me suivent à l’aveuglette. A la sortie du tunnel nous optons pour la droite. C’est la que nous avons pris une petite demi heure pour essayer en vain de rattraper le jeu de direction du vtt de Boubi. Cette variante rejoint le GR10 qui nous conduit tout droit jusqu’au col de la Baillaury. Nous plongeons par la piste de gauche au pied de la tour de Madeloc. La vue devient plongeante sur notre destination et le contraste de la vigne en coteaux avec la mer nous rappelle la beauté de notre région. Une fois sur la route goudronnée, il faut descendre deux portions chaotiques de GR. A nouveau sur la route, nous avalons le goudron par la droite et au croisement suivant (table d’orientation) nous quittons l’asphalte pour la piste en face. Désormais nous allons suivre méticuleusement le balisage du GR10…Celui-ci nous réserve encore quelques bons moments, notamment le dernier mur avant de toucher terre !!!!!! Une fois sur la promenade en bord de mer a Banyuls, Pasta pour finaliser cette traversée mythique part toucher l’eau salée… Voilà 50 kilomètres qui ne sont pas prets d’être oubliés. |