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De la nationale qui monte en Cerdagne, on voit bien le village de rodes niché entre barrage et montagne abrupte. Et quand un vététiste regarde ce paysage en conduisant il discerne la superbe montée zigzagant et le sentier qui dévale droit vers le lit de la Têt. Il se dit : tient ça doit monter fort et envoyer grave dans le single... C'est pourquoi on a décidé de sortir les meilleurs spots Rodezien : RodOuest et RodEst ! Ce matin là, Pasta, Ventouline (relancé dans le vtt depuis un mois, et bientôt Trabucs) et Boubi se retrouve sur le parking peu avant la Mairie de Rodes. Déjà, le panorama est superbe, d'un regard nous capturons le coin et ses nombreux attraits : le château, l'ancienne carrière, le petit bourg et le grand barrage. Et sans jumelle, nous pouvons aussi voir la difficulté qui nous attend et la descente qui entaille la montagne. C'est parti ! Nous pénétrons dans le village et prenons la direction de la montagne et des gorges de la Guillera. Un instant nous avons la Tet au pied en passant sur le pont de pierre enjambant le tumultueux cours d'eau. Une belle piste nous amène vers le barrage, nous laissons la nouvelle piste montant sur la droite pour celle plus étroite grimpant en zigzag au dessus du barrage. La première partie est un véritable mur et ne se calme qu'au croisement avec la nouvelle piste de tout à l'heure. L'ascension soutenue se poursuit et nous pédalons cool pour rester ensemble et profiter des nombreux points de vue : lac, plaine, Canigou et vestige d'une église. Au niveau d'un replat, un croisement de piste marque aussi le départ du sentier peu praticable menant au vestige de l'église réduite à un pan de mur... Pour l'heure nous continuons la grimpette droit devant sur notre bonne piste. Ventouline sur son nouveau destrier plante une accélération !! Pasta et moi devons lancer nos pédales pour le rejoindre au sommet... Un beau mas en ruine marque la fin de la montée. La piste le contourne et continue pour quelques mètres plein nord. Avant un grand croisement, un petit chemin part sur la droite. Son entrée est coupée par un grillage et des branches, mais un passage est aménagé. La traversée des champs sur ce chemin est un grand moment : il a beaucoup plu chez nous ces dernières semaine et ce chemin herbeux s'est transformé en un véritable torrent. Sous le soleil nous pédalons les pieds dans l'eau !!! Cela rajoute un coté aventure à la sortie... Tout en glissant nous débouchons sur une bonne piste au niveau d'un mas. Un petit arrêt au pied d'un jolie puit et bien que Pasta veut poursuivre sur un hypothétique torrent nous optons pour la piste sèche partant au sud. Nous passons devant le mas et cette piste d'abord plate va nous descendre au coeur d'un vallon. Elle sillonne au milieu des chênes, offre un beau panorama et au contact du mont devient plongeante et accidentée. Le balisage n'est pas très visible et de nombreux sentiers arrivent sur la piste. Nous n'en tenons pas compte et quand la piste attaque sa remontée plein nord nous la quittons pour un sentier bien marqué partant vers l'Est. Encore une surprise : la première partie du sentier est devenue elle aussi un ruisseau et c'est dans 15 cm d'eau que nous nous hissons sur ce sentier bien roulant. De la pure éclate ! Le single s'assèche et attaque la descente...On s'éclate et on en redemande. Au premier croisement nous continuons à droite (laissant la branche de gauche arrivant de Montalba) et la pente s'accélère. Nous mettons une bonne pression à Ventouline qui ouvre la marche. Le sentier est superbe, rapide et bien accidenté... Nous traversons le ruisseau et un petit portage s'impose. C'est vraiment très beau, au paysage s'ajoute un bel orry (petit abri de pierre). Au col, un sentier part vers Ille sut Tet et le notre dégringole vers la droite. La vue est superbe ! La sente passe devant un nouvel Orry de belle taille et devient un cours instant très pentue et chaotique. A la sortie de ce goulet c'est l'extase, le single devient aérien et plonge vers les gorges de la Guillera : une des plus belle vue que nous connaissons !! Ventouline prend le commandement et nous gratifie d'un superbe passage technique juste avant la carrière. Le futur trabucs est en forme et donne le tempo. La fin de notre dévalade est du même acabit, vertigineuse, technique et panoramique. Pasta est le seul à passer une marche de 60 cm et nous nous retrouvons bien vite au pont de Rodes. Dans notre dos, la descente marquée de nos coups de frein est devenue en un claquement de disque un must ! Deuxième partie ! Nous traversons le village pour trouver le chemin de Ternère et le cimetière. Une ancienne voie pavée et bien pentue nous hisse sur le mont surplombant le village. Au sommet nous prenons le petit sentier juste en face (panonceau et poteau électrique) fraîchement nettoyé. Cette belle petite sente nous conduit au pied de la voie ferrée non loin de la chapelle. Nous traversons avec précautions la chemin de fer et regagnons la route par le lit d'un canal maçonné à sec. (Vous pouvez aussi bien longer un petit moment la voie par le goudron et récupérer sans danger la nationale). Un coup d'oeil à la belle petite chapelle sortie de nulle part et nous prenons la route menant à Bouleternère. Juste après le cimetière nous grimpons sur la large piste sur la droite. Une belle ascension recommence. J'ouvre la marche et nous nous hissons sûrement vers les hauteurs. Nous restons sur cette piste principale et continuons à grimper sans nous arrêter jusqu'au croisement avec la citerne. Ventouline est un peu cramé mais il garde le moral. Encore un effort sur la droite et la pente s'inverse. Le panorama est encore une fois superbe et nous surplombons tous les vallons. Bien plus loin, au cours de la descente, une piste moins importante part sur la droite (nord). C'est encore une montée ! Celle ci sera fatale pour la chaîne de Pasta. Et voir sieur Pasta se débattre avec l'anguille métallique nous fait bien rire. Je crois que sans notre assistance il serait encore là bas !!! Une fois repartis, Ventouline annonce une crevaison lente et j'annonce l'heure tardive. Regonflage et cette piste se transforme en toboggan avec succession de murs positifs et négatifs... Nous dévalons tambour battant toujours tout droit jusqu'au terrain de cross. Après ce bon run, nous contournons le terrain par un chemin sur la droite qui nous conduit sur la nationale au niveau du Col de Ternère. Il ne nous reste plus qu'à grimper une dernière fois par le chemin en face. Là, pour soulager sa chaîne et éviter une nouvelle casse, Pasta se transforme en cyclocrossmen et cours avec son vélo. Il va presque plus vite que nous !!! La montée s'achève au croisement avec le chemin pavé du cimetière que nous redescendons avec prudence : pavés mouilles = bûche assurée !!! Un peu de street et voilà le parking. Un regard sur ce spot et en coeur on se dit qu'il faut vite venir faire la seconde partie de ce super coin....
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