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Il pleut depuis hier sur le département ! Nous n'en pouvons plus et décidons malgrés le temps maussade de nous retrouver à Ille sur Têt, à l'aire de pique nique sur les bords de la têt. Ventouline refroidit par les gouttes d'eau ne sera pas des notre ! Nous entamons donc notre sortie par la route de gauche menant au village ruiné de Cazenoves puis poursuivant plein Est. Un premier bilan nous traverse de suite l'esprit : il est tombé un max d'eau, les ruisseaux sont devenus des torrents et les montagnes rejettent l'excédent. Heureusement que le terrain de jeu d'aujourd’hui possède un sol sablonneux, nous ne rencontrerons pas une once de boue de tout le trip. Quand la route amorce une descente sur la gauche nous optons pour la branche en face qui se transforme en une belle piste roulante récemment sortie de nulle part. Au détour d'un tournant, la piste vient lécher le ravin de Cazenoves. C'est la première fois que le ravin laisse place à un gros torrent... qui aurait pensé voir des cascades dans ce coin aride ! L'ascension est agréable d'autant plus qu'il ne pleut pas. Un brouillard et une visibilité réduite transforme ce coin de steppe en paysage irlandais. Nous passons devant un cairn marquant un sentier plongeant sur la droite et arrivons au premier croisement. Nous prenons à gauche, laissons une large piste à droite, passons devant une ruine et plus loin poursuivons tout droit sur la pista F184. Dés lors, nous restons sur la piste principale qui serpente dans cette végétation caractéristique. Sans tenir compte des nombreux chemins partant de gauche et de droite nous arrivons sur la D2. Nous la remontons sur la gauche en direction de Montalba. Nous cheminons ainsi sur l'asphalte traversant ce plateau jusqu'au village. Un petit crachin nous accompagnera sur le tour du village (balisé en rouge-orange). En suivant le balisage nous sortons du bourg par une route passant au pied d'un oratoire. Plus loin, nous la quittons pour le second chemin partant sur la droite. Pour accomplir ce tour nous suivons le balisage, un beau chemin vallonné nous fait visiter cette plaine jadis généreuse pour l'homme et aujourd'hui beaucoup plus désertique. Nous descendons la route sur quelques mètres pour prendre le premier chemin sur la droite. (Là nous quittons le balisage pour un moment). (Une option plus sauvage et plus difficile au niveau orientation continue à suivre le balisage épars. Celle ci est à réservé au plus warriors ! Il faut descendre la route un peu plus pour prendre la pette route sur la droite. Le chemin passe devant un casot puis grimpe au bord des vignes. Au pied du vallon, le chemin au passage d'une dernière balise sur un arbre, devient une sente vite inroulable. Un portage nous permet de passer de l'autre coté et de rejoindre une piste. Nous la remontons sur la droite. Au passage d'une ruine, une autre balise nous confirme que nous sommes toujours en course. Le chemin débouche sur une vigne. Un chemin part sur la gauche mais nous trouverons un sentier peu marqué partant en face. Une balise au sol sur un cailloux indique l'entrée. Le sentier devient un chemin, le chemin tourne sur la droite et au pied d'un mont amorce une descente. C'est là qu'il faut trouver un nouveau sentier partant sur la gauche. Et le sentier redevient encore une fois un chemin qui regagne une piste plus propre. C'est la piste de l'autre option) Le chemin tourne sur la droite et regagne la route de la station d'épuration. A droite toute et goudron jusqu'au complexe. Un sentier le contourne et grimpe sec derrière le Roumenga. La belle rampe atterrit dans un champ qu'il faut traverser pour rejoindre une vigne. La pluie nous accompagne sur la gauche sur des chemins de vigne nous conduisant sur la D2. Il nous reste plus qu'à la remonter pour arriver au village. Juste avant la cave coopérative un petit chemin part sur la droite et vire à gauche en direction du chateau. Nous débouchons sur un champ et un oratoire montre du doigt la forteresse. Une pause crevaison mpesque et nous contournons les remparts par la route de droite. Dans cette ambiance celtique, des dragons de métal nous accueillent et nous proposent une séance photo délirante. Un street sympathique mais glissant et nous revoilà à l'oratoire du début. Cette fois nous prenons la route de gauche. Emballés dans nos kway nous traçons plein sud et après plusieurs croisement sans hésitation, le chemin butte au pied d'une colline et tire sur la droite au contact du ruisseau de Bellagre. Nous quittons le chemin pour le sentier balisé partant en face et traversant le ravin ou plutôt le torrent. D'abord un portage puis le single joue un long moment au toboggan. De l'eau partout, dans l'air, parterre, sur nous...... On ne réfléchit plus et dans une transe nous lançons nos montures amphibies sur ce sentier mémorable et exigeant. Le sentier bascule et nous voici au croisement avec le sentier de RODOUEST. C'est reparti. Un bon run bien technique puis un nouveau torrent à franchir et un ultime portage pour rejoindre le second croisement. Cap à gauche et commence alors une descente d'anthologie. Tellement joussif et intense que mon pivot dentaire s'est décroché...........Nous sommes tous les trois morts de rire et trempés jusqu'au os.......Encor, encor...... Nous remontons la route jusqu'au croisement du départ. Pasta fatigué par les allergies printanières nous quitte et MP et moi complètement excités regrimpons sur la piste pour se faire un nouveau run. De nouveau au cairn nous quittons la piste pour le single. Du sur mesure ! Un sentier bien pentu, avec de belles marches, des épingles.....Nous laissons la branche de gauche pour celle plongeant vers le ravin....Plus loin encore de la flotte...C'est incroyable, j'ai jamais vu autant d'eau... Encore un grand moment de freeride et un single de qualité de plus. La nuit est tombée et en guise de salut les orgues illuminées d'ocre se dresse fièrement....... Un spot démoniaque avec deux runs de fou....et une après midi inoubliable et aqueuse.....
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