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Le team est élargit de trois unités aujourd’hui : Bruno alias « le tracteur », puissant et endurant; Bernard et Claude dont les pseudos restent à trouver. Rendez-vous sur le parking du Collège Gustave VIOLET à Prades. Cerise sur le gâteau, Ventouline est présent lui aussi malgré le programme copieux de la journée (il a la gnac). Avec MP, Boubi et Pasta toujours fidèles au poste, c’est donc trois trabucs et quatre boutifares qui s’élancent vers 9 H 30 en direction de la route de Catllar. Le temps s’annonce au beau ; tant mieux. Au niveau du rond point de l’hôpital, l’équipée prend à gauche la petite chaussée vers Llugols; le mur est impressionnant et l’ascension se fait en douceur pour échauffer les mécaniques. Au niveau de l’émetteur, le macadam laisse la place à une piste qui prend rapidement de l’altitude. La progression se fait sur le flanc sud avec une superbe vue sur le Conflent et le massif du Canigou. Boubi, MP, Claude partent devant ; Pasta et Bernard forment le deuxième groupe alors que Tracteur et Ventouline ferment la marche. Tout le monde se retrouve au croisement de Montsec et Llugols. C’est l’occasion d’une petite pause photo et barres de céréales après avoir avalé les 450 premiers mètres de dénivelé. Puis en route pour Llugols en descendant la piste et en contournant le hameau par la droite jusqu’à son extrémité sud-ouest. En arrivant sur les dernières masures, Pasta rentre fort dans un 90° pavé et très glissant, voit sa roue arrière partir, parvient à la rattraper par un contre-braquage au millimètre. Ventouline attaque lui aussi et se fait surprendre au même endroit ; son pneu slick hors d’âge l’empêche de se rétablir et c’est la lourde chute sur le sol…. Le pilote est un peu endolori mais rien de grave…ce qui diffuse un nuage de bonne humeur sur le team avec séance de photos burlesques en supplément gratuit…pour la postérité……. Il est grand temps d’attaquer la descente sur le GR du Coronat dans une ambiance survoltée ; d’autant que le sentier est étroit et que les places sont chères. Les Trabucs mènent la danse sur cette première partie relativement rapide dans le sous-bois ; plus loin la portion des marches est franchie avec brio alors que tout le monde suit à son rythme. Les portions rapides et très techniques s’enchaînent pour le plus grand plaisir de la troupe……avec quelques émotions sur la dernière partie de ce sentier tracé au cordeau sur un mur de pierres à l’aplomb de terrasses gagnées sur la montagne. Ria, seigneurie de Guifred El Pelut, berceau la Catalogne voit débouler à ses portes Trabucayres et Boutifares, ivres de glisse et prêts à remettre ça. Il faut d’abord reprendre l’ascenseur vers les nuages avant de monter pour le 7ème ciel…… En route pour SIRACH et au-delà pour la piste du plateau des Ambouilla et ses anciennes mines de talc. Elle se prend par le lotissement à droite à l’entrée du village puis encore à droite. Puis toujours tout droit et c’est gagné. Les 400 mètres de dénivelé qui suivent se méritent ; la piste refaite il y a quatre ou cinq ans se dégrade déjà à cause de la nature du terrain qui voit remonter les rocs en surface. La montée est régulière avec une crevaison à déplorer pour Tracteur qui génère une pause détente pour Bernard, Ventouline et Pasta qui l’accompagnaient dans la montée. Sans le savoir Boubi, MP et Claude les attendaient 50 mètres plus loin !!! Un effort, laissant les carrières sur la droite, amène la joyeuse équipe à la fourche de Corneilla et de Fillols. La piste qui mène à Fillols sur le flanc nord-est est large et belle, au milieu d’une forêt de pins avec le Canigou en perspective. Un dernier coup de pédale et les ruines de la chapelle St Christophe, telle une sentinelle sur le chemin du Mont Sacré, s’efface devant les chevaliers roulant….. Le sentier en face monte tout droit, trop d’ailleurs puisqu’il donne droit à une petite séance de portage/poussage, s’incline sur la gauche, empruntant sur quelques mètres le cours d’un ruisseau souvent à sec mais gratifiant, en cette période de l’année, « les vététistes porteurs » d’un filet d’eau jusqu’aux semelles. Ce faux plat finit d’aiguiser les appétits pour un casse-croûte réparateur. Le col de Millères est atteint au grand soulagement de Ventouline, héroïque dans sa souffrance solitaire. Sa mine décomposée par la fatigue et celles plus humaines du reste de l’équipe apprécient à juste titre ce moment de repos réparateur à côté du canon de 75 vestige d’une guerre de 14 qui n’a jamais approchée la terre catalane mais qui a emporté nombre de ses enfants. Il trône au bord de la piste du Canigou, semblant le protéger des hordes de touristes automobiles….. Il est 13 H 3O et déjà temps de repartir plein Est par le seul sentier qui monte encore pour peu de temps mais qui a le don d’accélérer la digestion pour tout le monde…. D’en haut le panorama est superbe sur 360° avec au choix Canigou, Tres Estelles, Coronat, Madres en fond, vallée du Conflent et plaine du Roussillon à l’Est. Le sentier serpente dans une forêt de châtaigniers qui cache d’anciennes mines de fer dans ses entrailles, ne s’offrant qu’au regard de ceux qui prendront le temps de la découverte des multiples sentiers du Val Panera. Après le passage d’un goulet, l’intersection d’un sentier voit démarrer sur la droite la descente estampillée « Bercy ». Elle est faite sur mesure pour les gros cœurs, hyper rapide, composée de bosses sur la première section, puis de portions rectilignes entrecoupées de lacets nécessitant des freinages puissants, avec balayage de la roue arrière pour remettre la monture dans l’axe, le tout sur un épais tapis de feuilles mortes au travers d’une belle forêt de feuillus….. Au détour d’un lacet, laissez vos vélos et si vous en avez le temps et l’envie, vous remarquerez un début de chemin qui vous mènera sur le sentier du fourneau d’une ancienne mine….. C’est un vrai festival de sensations de glisse mais attention car les feuilles d’automne peuvent cacher des dangers pour les « dévaleurs » de pente……. Trabucayres et compagnie s’en sortent à merveille mais la concentration reste de mise. Boubi peut en attester car peu avant le passage sur la petite passerelle de bois qui enjambe la Panera, un dernier run a vu l’éclatement de son pneu arrière sur l’arête d’une roche affleurant le chemin…….. un arrêt crevaison mis à profit par Bernard, Ventouline et Tracteur pour se livrer à une esthétique séance d’étirements !!!!!!! Mais c’en est trop pour le courageux Ventouline, qui, perclus de crampes et connaissant bien la fin du parcours, quitte ses camarades au croisement de la petite chaussée qui sur la gauche conduit à TAURINYA et au delà à PRADES. Le restant de l’équipe, encore vaillante, prend à droite le macadam sur deux à trois cent mètres et bascule à gauche sur la piste du col de Clara. Le dénivelé est modeste et le col est vite atteint. Sur la droite se trouve le sentier interdit aux motos qui mène au village. Boubi et MP se jettent dans la pente suivi par Pasta, Claude, Bernard et Tracteur. Les deux premiers nommés filent dans la descente alors que Pasta lève le pied, sentant sa roue avant baladeuse sur ce terrain glissant tout en dévers et parsemé d’ornières, et que Claude, plus à l’aise en remet une couche. Arrivés en bas, ils attendent Tracteur et Bernard qui se font désirer…. Peut-être ont-ils eu un problème…… Tracteur arrive enfin à un rythme de sénateur…. Mais toujours pas de Bernard à l’horizon…. L’inquiétude commence à poindre…… mais il pointe enfin le bout de sa roue….. Un peu secoué par le soleil qu’il vient de faire mais toujours entier…. un embout de guidon en moins…. vraiment traître cette descente……… Voilà le Trabuc Band à Clara ; première à droite et franchissement du pont sur la rivière sur le chemin du col del Forn. Il s’élève d’abord en lacets vers le sud, laisse un chemin à droite puis un autre à gauche puis prend la direction de l’Est jusqu’à un terre-plein herbeux au pied de la chapelle St Etienne. Altitude 691 mètres ; le sentier part sur la gauche, Boubi en profite pour mélanger son dérailleur avec une branche et en faire de la bouillie impropre à assurer la transmission de la force du trabuc. Le voilà à pied et condamné à faire du troticycle, ce qui ne manque pas de faire marrer ses potes ……. Quel style….. Quel lancé de jambe….Vraiment superbe…… Cent mètres plus loin le sentier culmine à 704 mètres et se renverse dans une pente à 25 % à minima dans la forêt. L’étroitesse du sentier, l’omniprésence des branches font que le pilotage exige finesse et technique. MP et Boubi engagent les premiers ; les autres suivent et reviennent sur eux après l’arrêt violent de Boubi par une branche rebelle ; il s’en sort en voyant quelques étoiles et son casque déformé……s’il fallait encore le démontrer, le port du casque est vital. La descente continue sinuant sur le versant pour finir à gauche sur un petit sentier menant à VILLERACH. La sortie est presque finie et les jambes sont lourdes. Il faut assurer la liaison sur Prades en remorquant l’ami Boubi ce qui est fait à tour de rôle…. Il ne faudrait pas qu’il en prenne l’habitude, le bougre. Il est 15 H 3O alors que tous rejoignent le point de départ….encore une belle journée de VTT. |