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Parcours à géométrie variable avec départ possible de Planèzes ou Rasigueres ou Latour de France pour faire une, deux ou trois descentes selon le temps et la forme de chacun Avec Pasta, nous attérissons à Estagel pour partir à la conquête du pays austère et rigoureux de dame caillasse. Le départ du périple s'effectuera à la petite cave viticole sur la droite juste aprés le grand pont enjambant l'Agly en direction de Maury. De là, nous prenons donc la route en direction des fenouillèdes pour la quitter quelques metres plus loin pour la petite rue goudronnée s'élevant sur la droite et franchissant la voie ferrée. Une fois celle ci passée, nous prenons le chemin sur la gauche longeant les rails au grés d'une petite montagne russe. Nous restons le long du chemin de fer pour plus loin, passer sous ce dernier via le petit tunnel. Voilà une bien sympathique mise en bouche ! Nous traversons la nationale pour descendre en face sur le lit de l'Agly. Là, il faut traverser droit devant le cours d'eau (parfois peu d'eau, parfois plus, mais toujours marrant ce passage). De l'autre côté un bon chemin tire vers le sud. Au premier croisement, prendre à droite le chemin qui pénètre dans la vigne, la traverse pour ressortir sur la route goudronnée en contre-haut. Le paysage de garrigue s'installe aux alentours du ruban de bitume que nous remontons vers le sud. Sur le bord droit de la route, trois panneaux de signalisation se suivent. Celui du milieu marque l'entrée d'un vieux tronçon de goudron grimpant sur la droite dans lequel nous nous engageons. Le goudron cède vite la place à une piste de terre et de cailloux qui s'élève surement. Plus haut la piste principale oblique sur la droite pour se raidir d'un coup et nous offrir un chaos éreintant. En effet, la pente et la nature du terrain vraiment peu roulante nous donnent du fil à retordre. Heureusement que le maquis est superbe. Plus haut la pente se calme, le sol devient moins caillouteux ce qui permet de récupérer avant le dernier raidillon débouchant au croisement au pied de la LAIDE (mais utile) BALAFRE moyenne tension. Le pasta a remarqué sur sa gauche, un gros rampaillou et se demande s'il est au menu ? Eh oui ! Aprés une barre de céréales, nous descendons dans un premier temps sur la gauche pour avaler cette belle rampe avec deux techniques aussi efficaces l'une que l'autre : moi sur la selle, lui à pied... Une fois au sommet, au pied du second pylone, la vue est superbe (en faisant abstraction des fils), à 360° avec un point d'orgue sur la citadelle de Quéribus et une vue plongeante sur Latour de France et Planèzes. Nous quittons la ligne HT et quittons un peu plus bas la piste virant sur la droite pour un sentier face à nous. C'est le départ d'une descente originale : un monotrace de petits cailloux calcaires pas trop pentu mais offrant de bonnes accélérations au grés de plusieurs bouts droits sensationnels. C'est simple ! Il faut envoyer du pédalage pour s'y éclater, même si c'est au prix d'un effort physique certain. On prend la même et on recommence ! Toujours aussi dure dans sa première partie ! Cette fois pas de rampaillou pour finir. Au pied du premier pylone HT nous poursuivons par la piste en face balisée de jaune. Plus loin la piste se termine et laisse place à un petit sentier. Désormais nous suivrons bien le balisage pour traverser cette étendue de landes. Le sentier est chaotique mais trés plaisant. Il grimpe tranquillement en faisant des tours et des détours, réservant bon nombre de passages techniques. Attention ! Le balisage suit à un moment une option plus sur la droite pour arriver au point haut. La vue est superbe sur la combe d'en Mouche et les alentours. Dés lors, le sentier bascule au creux de la coume. Il commence par un mur à franchir soit tout droit par un passage chaud, soit en deux épingles bien techniques. Au pied du mur, le single file plein sud et offre un run de folie où la prise de vitesse est maximum : sensations fortes garanties. Cerise sur le gâteau, sur le final le sentier devient plus aérien avant de basculer de l'autre côté de la combe par un dernier tronçon hyper rapide. Quel run ! Nous reprenons nos esprits une fois sur la route, puis la descendons sur la droite quittant le balisage jaune. Au croisement en Y nous optons pour la branche de droite qui remonte surement, laisse une option à droite et continue sa progression vers l'ouest. La petite route grimpe le vallon et se termine au bord d'une vigne trés raide. Une poussette sur le bord permet de récupérer la piste en contrehaut. Là, nous prenons à droite pour 20 mètres plus loin se trouver devant un petit single qui monte sec (pannonceau et balisage jaune que nous ne quitterons plus). Un court portage et nous voici plus haut, accrochés sur le flanc du Bac del Four. Nous remontons sur la selle pour venir à bout de cette petite ascension sympathique. Le balisage longe une clairière rocailleuse et nous dépose au sommet sur une petite route. Le paysage original invite à la rêverie mais les balises jaunes nous poussent vers l'avant. Le tracé suit un moment le goudron qui descend de l'autre côté en décrivant de nombreux virages. Plus bas, c'est la route de droite qui garde les fameuses traces. Le goudron cède la place à la terre et nous commençons la descente dans un autre monde. Celui que cache bien secrètement le vallon de Trémoine. Une descente dans le passé, à la grande époque de la mine de fer et plus loin encore quand la tour de Trémoine surveillait l'étroit passage. Au fond de cet inestimable combe le chemin devient un sentier qui à son tour pénètre dans un paysage encore différent. Il faut jouer du mollet pour se hisser sur la belle sente sans mettre pied à terre. Au prix d'un bel effort nous rejoignons une grande piste. Le balisage continue l'ascension sur cette dernière. Les chênes nous entourent maintenant et, tout en observant sous tous les angles la tour de Trémoine, nous profitons de cette tranquille ascension hyper roulante pour récupérer. La piste débouche tout en haut sur le mamelon pour toucher une petite route. Là, le balisage devient un moment vraiment très sommaire. Il faut grimper sur la petite route bien droite et la quitter pour la piste virant à droite au mileu du vignoble. Cette piste descend un bref instant puis remonte bien sur la Serre. Surtout bien rester sur la piste principale en laissant les options gauche et droite marquées d'une croix jaune. Ainsi nous passons de l'autre côté de la ronde Serre et commençons une descente. Une fois à nouveau sous les chênes, dans une ligne droite, nous quittons la piste pour le sentier de gauche balisé de jaune. C'est le feu vert pour un free de grande qualité. Ah ! Qu'il est jouissif de découvrir pour la première fois un single de cette qualité. Premier tronçon : la pente est douce, un ou deux tours et détours et la sente remonte sous les arbres pour arriver à son point haut. Attention au balisage qui vire à droite sans prévenir et propulse dans le second tronçon : accrochez les ceintures, serrez les épaules et tout schuss jusqu'en bas. Murs, franchissements, bouts droits rapides….la panoplie du pied intégral. Et en plus, il est long le bougre, long et bon jusqu'au bout. Une fois sur la piste, l'excitation est à son paroxysme et il faudra un bon moment pour redescendre sur terre………C'est tellement bon que cela vaut le coup de s'avaler une deuxième fois la bonne montée (pas trop fatiguante) pour s'en remettre une rasade derrière le casque !!! La piste descend jusqu'au village et le balisage nous ramène sur la départementale. Cette dernière servira de liaison pour tailler la bavette et rejoindre le village de La tour de France. Le pont nous permet de franchir l'Agly et au pied des remparts nous suivons le balisage jaune par la piste de gauche longeant le cours d'eau. Les traces jaunes mènent à la sortie du village, passent devant l'ancien moulin sur le bord gauche, et au niveau du camping municipal virent à gauche pour reprendre une piste. En suivant le balisage (trait jaune et VTT) nous profitons d'une sympathique promenade dans la végétation humide et luxuriante des berges de l'Agly. Bien plus loin, à la sortie du bois nous regagnons une petite route qui nous ramène tranquillement à Estagel et notre point de départ. Qui aurait cru que ce coin retiré, sauvage, isolé, délaissé et abandonné de tous cache en son cœur un réseau de single de cette qualité. Les coumes d'en Mouche et de la Trémoine sont estampillées à jamais de single freeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee Boubi |