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Modifications Avril 2005 : Cette fois, nous nous lançons à l'assaut de ce piton sorti de nulle part entre vallée de la Têt et Vallée de l'Agly. Nous le connaissions pour l'avoir attaqué plusieurs fois mais cette fois c'était pour finaliser la balade. Nous savions que le parcours était beau mais nous avions un peu oublié que c'était le pic des Forçats !!! Après une légère attente, au rythme de Flaix FM (radio catalane techno locale préférée de MP), de notre ami PASTA, nous nous lançons sur les routes et chemins viticoles avec en point de mire le belvédère et son antenne. La légère ressemblance nous rappelle le Puy de Dôme... La première partie, "plate", sillonnant entre les vignes nous permet de nous échauffer et de partager les dernières nouvelles et les vannes du jour. Au pied du premier vallon, les pipelettes se font discrètes et la concentration sur l'effort encore léger se met en place. MP ne se prive pas de titiller la troupe et de mettre en place notre petit "jeu de la pression" (qui va "enfumer" qui ?? en montée ? en descente ?); bien sur pour lui la question ne se pose pas c'est pour çà que cela le fait rire ce trabuc ! Un portage (la piste que nous avons pris en quittant la route débouche dans une vigne, au fond de celle ci part un sentier), une petite descente, un morceau de route plus loin et PASTA nous fait le coup de la panne ou plutôt de la crevaison. Là commence une interminable attente au rythme des piqûres de moustiques sûrement génétiquement modifiés ou issus de la centrale de déchet toute proche tant leur taille pour l'hiver est impressionnante. Il faut dire que la crevaison ce n'est pas le dada de PASTA, c'est peut être pas un caliméro mais sur ce coup là il est un peu trizo.... Allez ! Nous repartons quand même. C'est le début d'une longue ascension vers le pic. Après le mas de la fonts, sur une montée assez roulante MP lance sa bécane (encore une nouvelle !!). Le prenant au jeu et voulant faire exploser son acolyte BOUBI, PASTA lui succionne la roue. BOUBI tel le loup garou des aspres reste à l'affût... Il attend.....pas longtemps....car l'acide lactique est plus puissante chez les gros consommateurs de pâte. PASTA relâche le rythme, BOUBI plante une accélération tentant de se déchirer pour suivre MP. "N'accélère pas, n'accélère plus" lâche BOUBI à fond, à son éclaireur. Mais le côté obscur n'a pas d'état d'âme et MP s'échappe... Maintenant, la dernière rampe dévalée face à nous, l'équipe ne connaîtra plus le repos jusqu'au sommet une fois le mas de la done passé. Les pentes deviennent dantesques. Les mollets durs et les souffles courts. Mais les grimpettes sont techniques, ludiques, panoramiques. Dans un premier temps sur le goudron puis par la piste de droite qui débouche au croisement des quatre chemins. De là , le vieux chemin en face conduit bien plus haut sur une piste qui continue à grimper par la gauche. A l'entrée du "cirque" de Força Réal (premier petit chemin sur la gauche), des chasseurs terminent la battue car la nuit va prendre sa place dans une paire d'heure. Cette partie est constituée de gros raidillons techniques que nous apprécions particulièrement chez les Trabucayres. Maintenant le petit chemin est bien plus propre, nivelé, sans cailloux et donc plus faisable. PASTA se demande si avec deux dents de plus à son nouveau neuvième pignon il va faire mieux que la dernière fois ! Et oui ! La bande de troublions gravit les difficultés sans sourciller mais non sans un effort soutenu. Au bout d'un moment, la montée se transforme en descente (c'est la première fois depuis un moment) et quelques mètres plus bas (toujours dans la descente)les trabucs quittent le chemin pour un court sentier technique sur la droite. Celui ci part au milieu des chênes, passe sur une corniche de granit offrant un panorama vertigineux et vire sur la gauche pour voir sa pente augmenter radicalement au passage de deux grosses marches taillées dans la pierre. MP et BOUBI avalent la première marche en épingle puis la seconde assez impressionnante. Et PASTA arrive sur cette fameuse sous le regard de ses comparses, se présente sur la difficulté et... met le pied à terre. "Non, non, non ! Tu remontes et tu refais tout" lui lance BOUBI. Et un petit jeu se met en place : on va faire une photo du franchissement de notre ami. Après une dernière hésitation, celui ci avale sans problème la marche, et nous terminons la séance photo. Cette pause nous recharge les batteries avant la dernière rampe, sûrement la plus dure... Au sommet le panorama à 360° est superbe, une barre, deux photos et nous fonçons dans l'interminable descente de granit. Le Conseil Général a aménégé de nouveaux sentiers sur les contreforts du pic. Désormais notre single porte le nom de sentier de forçà réal et le départ face à nous est agrémenté de rondins de bois du plus bel effet. Le temps presse, la nuit ne tardera pas à tomber. C'est un pied intégral, la descente, partant au pied du muret de la terasse, est rapide sinueuse avec de belles épingles (au premier croisement au niveau d'un gros rocher opter pour le sentier de droite). Sous nos pneus les dalles de granit glissent, les enchaînements se font précis, chirurgicaux tant la vitesse augmente. C'est PASTA qui ouvre le bal, acceptant le challenge du lièvre. Il a la pression. Il accélère, se lâche, c'est maintenant un descendeur confirmé. Un petit intermède sur une pistade pour nous remonter. On quitte à nouveau la piste pour un troçon de sentier sur la droite estampillé sentiers de l'orry. Une fois sur la piste la plus basse nous remontons pour atteindre une citerne au niveau du col. On quitte la piste en cul de sac pour un single sur la droite. Une fois sur la crête, nous commençon par suivre la sente sur la droite pour arriver à un croisement de sentier. Nous optons pour la bascule sur la droite qui retombe sur les pistes. Et nous remontons à la citerne puis sur la crête. Cettt fois nous prenons en face et une nouvelle descente technique. Plus de granit mais cette fois un sentier en terre dans le lit d'un torrent. MP ouvre, BOUBI met les gaz juste derrière, et PASTA un peu fatigué par la descente précédente suit... (le single coupe une piste et continue en face) Cette portion est super rapide, c'est bluffant, les franchissements sont quasiment sautés par le team, les ornières parfois profondes sont négociées avec maestria. "Que c'est bon le single track !!" Le sentier débouche sur un chemin que nous descendons pour récupérer un chemin plus large. Là il faut prendre en épingle à gauche. Allez nous remontons, encore ! Revoilà le croisement des quatre chemins. Nous reprenons à droite et au croisement suivant restons cette fois sur la terre en continuant sur la piste de droite. Une bonne piste roulante, un dernier frottement d'épaule a grande vitesse entre MP et BOUBI, nous amène toujours tout droit sur la dernière petite descente du jour, sur la gauche par le dernier petit sentier large peu avant d'arriver à la grande batisse. Une fois sur la route, il commence à faire nuit, il est temps de mettre la plaque pour rentrer au plus vite à la voiture. Une petite route goudronnée est sensé nous ramener à bon port rapidement mais la nuit plus les lunettes de soleil nous jouent des tours. Après plusieurs hésitations nous décidons de regagner le départ par la route nationale. C'est dans le noir complet que les Trabucayres, les Forçats, rejoignent les voitures. mise à jour : Une fois sur la route du col de la Dona, il faut remonter celle ci pour rejoindre le croisement de la piste menant au mas de la done. Nous passons le mas, laissant la rampe sur la droite, puis continuons tout droit sur la piste de gravette. Celle ci nous conduit au sommet de la rampe et au croisement du début. Là nous optons pour la piste repartant face à nous (départ parallèle à la piste de l'allée) en direction des hauteurs du mas de la fonts. La piste ludique amorce une remontée sur la droite, pour entrer dans une vigne. Là il faut récupérer légèrement en contrebas le chemin qui longe droit une autre vigne. Le mas sur notre gauche, l'Est en face, nous suivons les traces de motos et les limites des plantations pour retomber sur une belle piste. Là nous optons pour la droite et quittons un peu plus loin le chemin pour un single trés bien marqué descendant face à nous. Un dernier bon moment technique hyper rapide et jouissif nous dépose sur une petite route. Cap à gauche jusqu'à la déchetterie. La petite route, nous ramène au croisement de l'allée et il ne reste plus qu'à rejoindre le point départ par le même chemin. |