...EUS O RAMHARD..........................SYNO.........
Au coeur de l'action :

Ce dimanche matin nous nous retrouvons au collège de Prades pour essayer de dénicher une version hard de la déjà belle sortie de Eus. Après que Pasta, Ventouline, Pipiu, Boubi et Tracteur soient tous arrivés au parking nous enfourchons nos montures en direction du village de Catllar par la route.

Le début du spot est le même que la version « ligth » (n°17), à savoir traverser Catllar, prendre la petite rampe goudronnée qui s’élève très raide vers le nord. Continuer tout droit en laissant le sentier du Languedoc partant sur la droite et celui plus loin descendant sur la gauche.

La troupe s’égrène en file indienne sur ce superbe single traçant entre les chênes. Une fois au croisement dans l’épingle, nous abandonnons la première version qui tourne à droite pour continuer tout droit plein nord. Le sentier devient plus pentu mais nous montons tous ensembles à quelques mètres les uns des autres. Le soleil matinal vient réchauffer nos épaules et illuminer les roches blanches de l’ancienne carrière. Paysage magnifique et difficulté au rendez vous, un passage délicat sur une petite passerelle, quelques épingles, un raidillon épuisant et nous voici au sommet de la première difficulté. Là, ce sentier et celui du Languedoc de la version ligth se rejoignent.

Nous optons cette fois non pas pour le chemin mais pour le sentier le longeant. Tout aussi agréable ce petit layon suit un ancien muret de pierre pour déboucher sur une piste. Nous la traversons et prenons le single face à nous en direction de la chapelle St Jacques (panonceau).

Nous voilà de retour sur l’itinéraire connu de la première version. Une superbe descente trial est ouverte par Pasta, pressurisé par Boubi et poursuivi par le reste de la troupe. Un bon moment d’adrénaline que le roi des pâtes avale à très grande vitesse. Avant d’atteindre la limite de rupture, la pente remonte et oblige la troupe à poser pied à terre pour une séance de poussette qui ne s’arrêtera que peu avant la chapelle. Perdue dans la nature celle-ci se dresse fièrement face à nous.

Après une pause nous poursuivons notre chevauchée par le sentier s’enfonçant sous les arbres vers le nord en direction d’Eus. Celui-ci joue d’abord au yoyo : un coup je monte un coup je descend. Nous lançons le jeu de la poursuite et le Tracteur pas très à l’aise sur ce type de sentier nous fait beaucoup rire !

Voilà l’oratoire marquant la fin du yoyo, le début de la descente et le point de vue saisissant sur le Canigou et ses piémonts.

Durant toute la descente, les runs s’enchaînent avec chaque fois un biker différent en tête. La pression est bien présente sur chaque leader successif et les chutes sont toujours proches jusqu’à ce que Boubi dans la roue de Pipiu s’offre un beau soleil avec réception debout !!

A l’unique croisement, un dernier tout petit run du Tracteur sur la gauche et voilà la piste.

Aujourd’hui, nous ne prendrons pas la piste sur la droite mais plutôt le champs face à nous. Nous longeons ce dernier en descente pour trouver l’entrée d’un nouveau single balisé Eus plongeant dans le ravin sur la gauche. Du très bon single avec un passage bien aérien au dessus d’un beau trou d’eau. Pipiu en tremble encore !

Tambour battant nous débouchons sur la piste qui nous conduira au haut de Eus par la gauche.

Là (comme dans la version ligth) nous descendons récupérer la route au pied du village. Nous roulons un moment sur l’asphalte plein Est pour quitter la route (juste au niveau d’un casot et d’un petit pont) pour une longue ascension sur une piste plus ou moins bonne.

Nous savons bien que la grimpe va être longue et dure et les premiers kilomètres ne nous contrediront pas : forte pente et cailloux à gogo. Boubi ouvre la marche avec un Pipiu en grande forme depuis un moment. Les lacets s’enchaînent, les panaromas aussi….

Nous passons devant l’entrée du single de la version ligth mais continuons à grimper. Un croisement….puis une grosse rampe nous conduit au croisement bien plus haut, au pied du pic de Bau. De là, les premiers peuvent voir la progression des plus fatigués et observer aussi les derniers lacets à avaler sur ce mont lunaire. Nous poursuivons l’ascension par la gauche, deux groupes se forment et ne se rejoindront plus jusqu’au col.

Une barre céréale vite engloutie tant le vent froid est fort et nous revoilà partis par la piste qui descend sur la gauche. Nous laissons une piste sur la droite un peu plus loin pour plonger vers le sud. D’abord bien large le tracé prend plus de pente et se transforme en un terrible chemin puis en un single cassant. Ces lacets caillouteux auront raison des bras de Pipiu !!!

Au creux du ravin, (une branche du chemin part sur la gauche juste avant le creux du ravin et descend vers Eus) la séance de gonflage lui permet de regonfler aussi ses muscles pour attaquer la dernière montée du jour : un rampaillou bien pentu mais court. Au sommet de celui-ci la troupe débouche dans les champs environnant le hameau de Comes. Un grand moment : vue splendide sur le Canigou, hameau restauré donnant une ambiance médiévale à la carte postale….mais pas de pile dans l’appareil photo !!!!

Cette fois personne ne se dispute la tête de la descente. C’est Boubi qui se lance dans le single partant sur la gauche en direction de Eus, Pasta lui emboîte le pas, Pipiu suit, Tracteur s’engouffre dans la sente avec Ventouline dans sa roue.

Commence alors un festival hardcore pour Boubi et Pasta, un bon run éreintant pour Pipiu et Tracteur et un calvaire pour Ventouline. Le sentier est pratiquable à 200% mais c’est du technique, du gros technique avec marches de 30-50cm, enchaînement caillouteux, goulets etc etc…..bref pas un single pour tafiole ou biker fatigué…. C’est vraiment un très bon sentier, bien péchu mais o combien jouissif. Que du bonheur ….

Le sentier croise un chemin ! Ventouline stoppe la casse et décide de se laisser glisser pour rejoindre la piste et Eus. Nous quatre en redemandons encor encor et continuons de plus belle sur le sentier face à nous toujours aussi surprenant…

Bien plus bas, les fourches épuisées, les amortos comprimés et les disques rouges nous regagnons la piste dans un tournant. Voilà notre acolyte Ventouline ! Nous descendons par la piste bien plus moelleuse (un autre tronçon de single quitte un peu plus bas la piste : broussailleux celui-ci ne vaut pas vraiment la peine, il vaut mieux rester sur ce que vous venez de descendre).

Une fois juste au dessus du village, sur le roc del Gat, avant un dernier tournant, un petit sentier quitte la piste sur la gauche pour couper les tournants. Nous voici sur le haut du village. Pour finir en beauté nous remontons la route vers le village pour emprunter une rampe d’escalier sur la droite ouvrant la porte à un street bien dépaysant.

Une fois en bas du village nous rentrons par le goudron (comme dans la version ligth) jusqu’à Prades, tout en se remémorant les fabuleux moments de Freeride que nous venons de vivre.

Boubi