......LECA SCADEUR............................SYNO.........
Au coeur de l'action :

8h, Corsavy s’éveille sous le regard protecteur du Canigou. Mp, Tracteur et boubi déchargent leur spad sur la place du petit village et prennent la route pour se hisser au dessus du bourg. Au niveau du camping municipal, une piste part sur la gauche. Celle-ci longe des champs puis pénètre sous les arbres par une pente bien calme. Les premiers rayons de soleil mettent en valeur la montagne et souligne la tour de Batère et les mines. Dans une nature pareille la sortie ne peut être que belle. Plus loin nous laissons un chemin bien marqué sur la gauche puis un moins visible sur la droite pour arriver au croisement suivant avec une nouvelle piste sur la gauche. Cette fois celle-ci nous accueille les bras ouverts. Le chemin est recouvert ici et là d’herbe et grimpe tranquillement pour sortir du bois. Une fois a découvert, nous avons un point de vue sur Corsavy. Non loin de là nous passons devant une étable, le chemin se transforme alors en un sentier très touffu par endroit. Celui-ci passe devant les reste d’une bergerie puis s’efface sous les fougères juste avant de franchir le ravaner : séance jungle ! Après ce dernier, nous retrouvons un chemin plus large qui va bientôt rejoindre une piste forestière.
Nous commençons l’ascension par la droite sous les pins. La pente n’est pas trop importante mais régulière. Au grés des épingles, nous nous hissons toujours plus haut alors que le Tracteur montre aujourd’hui des signes de faiblesse conséquence d’une nuit de travail bien remplie !!!

Quoi qu’il en soit celui-ci trouve les forces nécessaires pour nous rejoindre au grand croisement suivant. Nous poursuivons un coup sur la droite puis un peu plus haut sur la gauche toujours sur la piste principale pour arriver au croisement du pla de coma. Belle vue sur le Canigou et la vallée de Leca !

Nous passons la barrière pour continuer à grimper. Nous ignorons une piste moins empruntée qui bascule sur le côté droit pour arriver sur un plateau herbeux très sympathique juste au dessus de l’abri du pla de Rodes. Au bord du plateau, passe une piste que nous remontons sur la droite. Là, la pente devient très raide et le sol chaotique. C’est au prix d'un bel effort que l'on passe cette difficulté pour déboucher sur le plateau de l’Estanyol.

Altitude +1680m, le Canigou nous met à genoux tant il est imposant, beau et sauvage. Des yeux nous suivons les différents sentiers et pistes qui arpentent le colosse, en rêvant à de nouvelles explorations.

Après avoir taillé la bavette avec un éleveur catalan du coin et avaler une bonne barre, nous nous lançons dans le plaisir par le sentier plongeant face à nous dans la combe. La première partie du single est sauvage, aérienne, engagée sur certains passages, n’offrant parfois pas le droit à la faute sous peine de chute dans le vide. Trois beaux pierriers coupent la sente mais deux se passent sur la selle au prix d’un tempo efficace. Pour le reste ce n’est que fun : épingles, marches, concentrations maximales…

Après une bout droit hyper rapide ou mp et boubi font Bercy, le single débouche sur une piste.

La seconde partie poursuit en face mais change de décor : foret. Changement aussi de tempo et de pilotage car le sol est maintenant de terre et d’aiguilles de pin. La vitesse augmente et la sensation de glisse aussi. Un grand moment de freeride ! Une pause photo, partage d’émotion au passage du torrent puis le final nous met le compte avec ses petites arrêtes en travers du sentier : sauts et frayeurs garantis sur les plus pointues.

Le sentier anthologique vient terminer sa course sur le Riuferrer. Nous le traversons par la passerelle pour pénétrer dans le hameau de Leca. A la sortie du fief nous prenons la route/piste sur la gauche qui monte au dessus du village puis continue à grimper jusqu’au Coll d’en Cas. Ce sera difficile pour notre ami tracteur qui s’accrochera pour arriver sur la selle au Cas : chapeau bas au courage du bonhomme !!

Voilà le col et le réputé sentier du balcon du Canigou. Nous en voulions encore et nous allons être servis. Le sentier pénètre dans une foret de résineux dont les troncs d’une hauteur impressionnante sont dépourvus de toute végétation : aiguilles, ronces, lierres…. Cela donne une drole d’ambiance au lieu : magie, magie…. Et de la magie il y en a aussi sous nos pneus : un run furieusement rapide seulement entrecoupé par quelques troncs morts…

A grand train nous arrivons sur le croisement avec le tronçon qui remonte vers Batère. Nous, nous continuons à descendre tout droit vers le torrent de la Riberette. Et ce n’est pas finit, un petit chemin couvert de feuilles de chêne nous régale par son tracé rectiligne en descente. Le mas de l’Oum passé, nous touchons la route goudronnée et laissons derrière nous un très très gros gâteau.

Nous finirons le parcours par la belle route, prenant garde aux voitures dans les tournants et s’offrant un petit street final dans les marches du village par la première petite ruelle sur la gauche dans Corsavy.

Si l’on met bout à bout les deux singles du parcours on se rapproche du must tant en longueur qu’en variété. Et le Canigou n’a rien à envier aux Alpes ou autres !

Boubi