......Clair de lune........................SYNO.........
Au coeur de l'action :

Point de départ : le mas Vespeill, à gauche sur la route d'Opoul, juste après le camps de réfugiés de Rivesaltes. Le parking s'effectuera soit sur le parking du restaurant du mas ou au bord d'un chemin de l'entourage (en veillant à ne gêner personne)

Note : les sentiers empruntés peuvent être plus ou moins touffu selon la saison. Cuissard long, gants longs et lunettes sont donc de rigueur. Pensez aux autres riders et randonneurs en nettoyant les branches et ronces encombrant le passage................

Parcours : sur la carte vous allez voir le parcours principal (vélo rouge) qui emprunte un sentier difficile mais faisable et ludique pour les amateurs pour passer le plateau de Montpeyrous, une variante 1 passant par le ravin de roboul et une variante 2 regagnant l'arrivée de ce fameux sentier en passant par la route.

Il fait un grand soleil ce samedi, et il n'y a pas de tramontane ce qui est une bonne chose pour une sortie dans les Corbières : désert de calcaire.

Une surprise de taille nous attend au Mas Vespeill, point de départ ce spot. En effet Ventouline est accompagné de Rale-Rtt-Man alias thomas qui a abandonné le vtt depuis notre expédition sur les sentiers Cathares en 2001.

Mp n'est pas là et c'est bien dommage ! Il aurait aimé rider avec cette boutifarette...

Nous passons devant la bâtisse principale du Mas Vespeill, et quittons la route goudronnée pour le chemin partant sur la gauche (portail d'entrée). Etant donné que ce chemin débute dans la propriété du mas, nous passons lentement et dans le calme.

Au grand croisement suivant, nous attaquons la grimpette sur la gauche. La rocaille caractéristique de ce coin aride nous lance son premier petit défi. Mais tout se passe bien et nous arrivons tous les quatre au sommet. Un carrefour avec un sentier à gauche, un chemin à droite et notre piste continue en face. Quelques mètres plus loin, il nous faut quitter la piste pour une sente s'enfonçant dans le maquis sur la droite (si vous ratez cette sente, vous allez vite aboutir dans un cul de sac et un trou d'eau. Revenir alors sur vos pas pour trouver le départ du sentier).

Commence alors une longue chevauchée à travers la broussaille et la rocaille. Tantôt sur la bécane, tantôt poussant et portant nous suivons cette trace balisée de flèche verte et orange. Devant Boubi tente de rester le plus possible sur sa monture, derrière ça pousse et ça rit jaune. Le panorama est splendide et l'ambiance désertique galvanise la troupe qui continue l'effort jusqu'au point le plus haut. A partir de ce point le sentier devient roulant, Ventouline et boubi trace devant et la végétation luxuriante ralentit la queue du peloton. Un peu de nettoyage, une bonne épilation pour les guignols en cuissard court et nous voilà dans la vigne de la bergerie.....

Nous passons devant la vieille bâtisse et regagnons la route par le premier chemin sur la droite. Nous remontons l'asphalte sur la gauche et continuons de même par la droite. Le ruban gris descend vers le fond du ravin, tourne à 90º en laissant une petite route grimpant à gauche, et passe devant deux chemins marqués par un casot. Nous quittons alors la route pour la première piste à gauche et les deux touristes thomas et Ventouline nous quittent....mal au jambes et peur de la nuit ???

En restant bien sur le chemin principal Pasta et moi débouchons perpendiculairement sur une piste (mas farines en face à nous). Droite, gauche et tout droit jusqu'au mas farines. Nous nous extasions devant la molaire du château d'Opoul puis nous traçons en face sur le chemin de vigne. Il se dirige vers le bois de sapin et tombe sur un croisement en T. Gauche puis droite et à fond les manettes dans la foret. Superbe sensations : "cet endroit à une âme" s'exclame Pasta.

Nous passons un ruisseau à sec et au croisement suivant optons pour le chemin de gauche balisé en blanc bleu . Ce chemin montant passe devant une ruine, fait une épingle et monte de plus belle quand sur la gauche une trouée en descente éventre la foret. C'est le début de notre sentier. Rapide et slalomant entre les arbres, cette superbe sente nous jette dans un ravin, sur des dalles de calcaires au bord d'une vigne abandonnée. Nous sortons sur cette vigne et remontons le seul chemin du coin qui va nous faire traverser le plateau. Il faut bien pédaler pour regagner la route, la remonter sur la droite afin de regagner celle du château.

Le jour baisse, le froid arrive et nous descendons la route vers Opoul. Pas longtemps car peu après le tournant nous quittons le goudron pour un invisible chemin sur la gauche à travers le maquis. Ce chemin se transforme en sentier. Une branche monte au château et l'autre descend vers le sud et le village. Un grand moment technique sur pierres roulantes....

Le sentier débouche sur un chemin et le quitte très vite pour continuer à descendre sur la droite jusqu'à la route.

On a la banane en remontant la départementale vers l'ouest. Au col, nous l'abandonnons pour la belle piste sur la gauche, traçons jusqu'au réservoir et la piste continuant à descendre sur la gauche.

Après une descente hyper cassante la pente s'inverse pour un long moment. Nous laissons un chemin sur la droite et grimpons sans relâche jusqu'à la bergerie....

Le jour touche à sa fin et le silence commence à nous entourer, seuls résonnent nos freins dans la descente chaotique suivante. Au bas de celle ci un beau chemin s'évade plein sud et nous mène au pied de la dernière rampasse du jour.

Et voilà au croisement du début. En attendant Pasta, je change mes verres de soleil pour des jaunes....Il va faire vite nuit !

Nous nous lançons donc sur le sentier en face. Au galop nous avalons les dévers, les méandres et les minis montés de cet extraordinaire sentier roulant.

Nous pénétrons dans le canyon et la nuit est tombée pour de bon. Pasta et moi partageons un moment unique, inoubliable et galvanisant. Nous ridons sur ce technique à la seule lumière de la lune. Focalisés sur le petit ruban se déroulant juste devant notre nez, nous ne voyons plus rien d'autre et abusant d'un pilotage approximatif mais efficace nous arrivons au croisement marquant la fin du canyon. Une dernière partie de sentier sur la gauche que nous franchissons à pied par sécurité : nuit noire et marches ne faisant pas bon ménage. Et nous voilà sur le chemin regagnant recto le mas vespeill.

Quel moment unique !!!

A notre grande surprise, nous retrouvons à l'arrivée nos deux acolytes frigorifiés qui s'étant perdu viennent à peine de toucher terre....

Un clair de lune comme celui là, Pasta et moi ne sommes pas prêt de l'oublier....les boys scouts non plus..