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MP, Boubi, Ventouline et Pasta se retrouvent sur le parking du Collège pour faire ce parcours reconnu en partie par Pasta et Bernard le mercredi précédent. Deux innovations sont au programme : la descente sur CORNEILLA depuis le Serrat d’En Parot par un sentier et la redoutable ascension du col de Juell par St Jean.
Sur la gauche, avant le rond point du Lycée, la mise en jambe commence en douceur sur le chemin de Canoha qui mène à Ria. La RN 116 est traversée puis la D26 s’élève jusqu’à SIRACH. Ils rejoignent la piste du plateau des Ambouilla par le lotissement le plus haut du village. Au coeur de ce dernier, sur la droite, la rue déroule tout droit son bitume jusqu’au petit pont, enjambant le canal. 50 mètres plus loin le chemin s’engage à gauche.
Les lacets s’enchaînent, la pente se durcit mais la montée est avalée sur un bon rythme jusqu’aux Ambouilla et, laissant la carrière de talc sur la droite, le Serrat d’En Parot est contourné, offrant une superbe vue sur le Roussillon et la méditerranée. Le passage à vaches canadien et l’enclos qui le jouxte, avant la croisée des chemins, marque le début du sentier qui plonge à droite sur le village de CORNEILLA. Longeant la forêt dans un premier temps, étroit mais rapide et aérien, il dévale le flanc de la montagne à travers les pâturages jusque dans un goulet étroit encombré de pierres qui le rendent hautement technique à passer sans toucher terre…….
Pasta rejoint ses camarades à la sortie de ce défilé et ils se lancent ensemble à gauche dans le chemin qui s’en va à la rivière Saillobère en contrebas. Il se change en sentier très pentu, demandant adresse et prudence….. la Saillobère est traversée sans difficulté. Une joli petit sentier droite/gauche remonte les trois compères jusqu’à CORNEILLA. Maintenant, roulant à l’autre bout du village, après quelques dizaines de mètres en direction de Vernet les Bains sur la D116, il est temps de mettre tout à gauche sur le chemin en forme de pompe à acide lactique qui élève violemment Boubi, MP, Ventouline et Pasta jusqu’au croisement du chemin du col St Eusèbe…….
Ils le laissent à leur gauche pour rouler sur un chemin bordé de pins qui donnerait à l’endroit un air de mare nostrum si le relief environnant ne rappelait, au détour d’un virage, que la montagne est belle…… Belle, mais exigeante envers ceux qui la courtisent….. ne s’effeuillant qu’avec lenteur, à chaque tour de roue….. découvrant ses courbes et ses senteurs contre un trop plein de sueur…..
Retour sur Terre ou plutôt sur le goudron de la D27 au terme de cette montée magique. Ils la descendent sur 500 mètres pour prendre à gauche la petite route de St Jean dont le final présente un profil de mur. A gauche le chemin s’enfonce dans une forêt de feuillus qui transporte les vététistes dans les légendes de « bruixes » (sorcières) et de contes de l’enfance…..
Juste quelques minutes, le temps d’arriver au pied du terrible col de Juell. A gauche, son chemin, d’abord très carrossable dans une pente très modérée, devient peu à peu franchement infernal par son état dégradé et son énorme pourcentage…..
Les magnifiques pins plantés fièrement de part et d’autre ne manquent pas de regarder les trois déjantés…. Tout juste s’ils ne s’inclinent pas sur leur passage en allongeant leurs branches pour leur apporter un peu de soutien….. sans doute ont-ils vu passer, au cours de leur vie déjà longue, de rares hommes sur roues défiant le Juell par sa face Ouest.
Toujours est-il que les trabucayres, malgré leur ténacité, s’inclinent et mettent pied à terre. L’essentiel est ailleurs, mais ils se promettent de revenir, équipés d’une couronne en 32 voire 34 dents et d’une énergie renouvelée….. Un joli défi en perspective.
Une fois au col, la pause « glucose » est courte mais permet d’apprécier la magie de l’endroit. Laissant à droite le GR et à gauche le col de la Truja, MP, Boubi, Ventouline et Pasta tirent tout droit dans le versant Est prenant plaisir à enchaîner les épingles au milieu des arbres. Plus bas, prenant de la vitesse, Boubi glisse sa roue avant dans une ornière qui lui montre son mécontentement en l’envoyant prestement sur de belles fougères qui n’avaient rien demandé…. Tout va bien mais l’épisode a le mérite de calmer l’ardeur des Trabucs jusqu’au village de FILLOLS.
Après le passage du pont du Riu de Fillols, véritable entrée du village, ils prennent la deuxième rue à droite et s’engagent une trentaine de mètres plus loin dans le sentier à gauche. Il rejoint après 300 mètres le sentier du col de Millères qui part sur la droite suivant d’abord un ruisseau à sec puis rejoignant sur un faux plat montant le Camping des Sauterelles et son fameux canon de 75.
Equipé d’un point d’eau, le col de Millères est un lieu privilégié pour faire une halte ; ce que ne manquent pas de faire les quatre potes.
Il ne faut pas trop traîner ; alors en avant pour l’Est et un petit mur pour avoir droit au superbe panorama à 360° avec au choix Canigou, Tres Estelles, Coronat, Madres en fond, vallée du Conflent et plaine du Roussillon à l’Est.
Le sentier serpente ensuite dans une forêt de châtaigniers, et après le passage d’un joli dévers, les Trabucayres, roulant sur un tapis de châtaignes, en profitent pour remplir leurs sacs avec les jolis fruits. A la sortie d’un mini défilé, l’intersection d’un sentier voit démarrer sur la droite la descente estampillée « Bercy ». absente du menu du jour, elle sera intégrée à une prochaine sortie ; aujourd’hui, à gauche toute dans la pente à travers les Costes d’Anglade puis à droite jusqu’aux Colomines pour aboutir à la D27 au niveau du virage des Artigues.
Après avoir traversé la chaussée, les trabucs s’engagent dans le petit sentier à droite, parsemé de pierres mais très rapide dans lequel les machines sont poussées à la limite et les freinages vigoureux parce que très tardifs. La deuxième partie, au pourcentage très important, évite les arbres par de courts lacets, et voit passer les trois larrons au-dessus des marches et des nombreuses roches qui l’encombrent. Un vrai concentré de plaisir que cette descente aux deux visages, demandant concentration et gros cœur dans la première partie, puis maîtrise technique et engagement physique, les cuisses jouant le rôle de suspension active, dans la seconde.
Arrivés à la grange ruinée, Ventouline à court de forme quitte ses camarades pour descendre directement à l’abbaye de St Michel de Cuxa, destination finale de la sortie. MP, Boubi et Pasta prennent le chemin sur leur gauche, rejoignent une butte ouverte sur un large panorama, plongent sur le chemin de l’autre côté, laissent un sentier à gauche puis un autre à droite, croisent un pylône supportant une ligne électrique, et aboutissent à un sentier traversant un bois, d’abord en faux plat puis s’inclinant pour offrir une descente au profil ludique, au pilotage tout en finesse avec de vifs enchaînements……
Le canal marque son terme. Les trabucs s’orientent à droite sur le sentier étroit qui le borde. Après l’excitation vient le calme et la quiétude du canal de Bohère qui invite à lever le pied, bordé d’arbres altiers projetant hors du temps cette fin de sortie… peu après le siphon, au croisement du Clot de Rohade, les Trabucs descendent à gauche sur le chemin qui gagne St Michel. Dans l’avant dernier lacet, un sentier de moutons leur offre un dernier passage technique tout en glisse sur la terre meuble.
La Panera est franchie à gué, jambes à 90° et voilà…… c’en est fini pour aujourd’hui. Après une orgie de kilomètres, de dénivelés, d’efforts et de sensations fortes, voilà venu le temps de la bonne chère…… Une grillade catalane avec boudins, saucisse et aïoli les attend…. Une super journée en vérité….
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