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Pour valider ce parcours que nous connaissons depuis longtemps, nous nous retrouvons, Pasta, Tracteur et Boubi, sur le parking du terrain de loisirs de Maureillas, capitale du Trabucland et plus encore du pays des Trabucayres. Belle matinée d’hiver pour serpenter dans ce fabuleux coin regorgeant de singles sensationnels. Nous quittons le départ par la rampe – escalier, casse cannes, partant du rond point et grimpant sec au cœur du village. En empruntant la rue sur la droite nous avançons tranquillement en discutant jusqu’au pied de la piste du cimetière. L’ascension peut commencer ! Un long morceau de 14 kms juste interrompu par deux petites pentes de rien du tout. Cette ascension est panoramique mais vraiment soutenue. La première partie offre un beau point de vue sur la vallée de Maureillas et ses étendues de chênes, avec pour fond le Canigou. Une fois sur le premier replat, nous déroulons tout droit pour glisser un peu plus loin sur la gauche. Aussitôt la piste remonte sur la droite et se présente parallèle à la vallée du Perthus. Le panorama sur les Albères : pic St Christophe, pic Neulos et piémonts espagnol est superbe. Une bonne descente sur piste dévale au cœur du vallon de la Boquera. La piste passe le rec homonyme puis remonte sûrement. Le sol de sable compact procure de superbes sensations de confort et d’adhérence. Nous progressons ainsi sur cette piste principale jusqu’au palier suivant, au cœur du Bosc d’en Flors. Enfin chaud !! La pente s’inverse un bref instant pour nous déposer au croisement de la cabane des chasseurs. Nous remontons encore une fois par la branche de droite. Nous passons au bord d’une clairière et devons donner un coup de collier pour nous hisser sur la grande piste de Panissars. En poursuivant par la droite nous arrivons au mas Carbonères, poste péage de la montée sur la gauche du col de la Porteille. Dés lors, la piste se transforme en chemin chaotique et à la pente s’ajoute la technicité. Il faut tout le long choisir où poser sa roue afin de passer les obstacles sans y laisser trop de plumes. Un bel exercice que cette ascension là. Bien vite nous rencontrons le balisage du GR10, label de la célèbre traversée des Pyrénées. Nous grimpons ensembles, réglant la cadence sur le rythme du plus fatigué, et marquons le pas à la borne frontière 565. Le col del Priorat est une des portes pour basculer sur le versant espagnol. Nous poursuivons la grimpe alors que le Tracteur prend un uppercut dans son capital forme, il aurait du ingurgiter une barre revigorante au priorat le bougre…….. Nous ralentissons un peu plus les coups de pédales pour économiser notre acolyte et au détour d’un virage découvrons la forteresse de Bellegarde au loin. Il ne manque que quelques lacets pour arriver au col del teixo ou del tachon…………… De ce col part un sentier qui s’enfonce sous les arbres du versant français en direction de l’ouest. Ce superbe single en foret mamelonne, invite à l’accélération pour s’ouvrir sur la prairie du col de la Porteille. En bout de prairie, juste au bord de la piste descendant plein sud, nous nous engouffrons dans un ancien sentier fraîchement nettoyé (initiative à saluer) par les organisateurs de la course de Maureillas, récemment rebaptisée avec « inspiration » La Trabucayres !! sans commentaire !! Cette sente trace elle aussi plein sud, laisse une option plongeant de suite à droite, suit l’épaulement en zigzaguant entres les troncs et les tas de feuilles. Un intermède aventureux idéal pour rejoindre un peu plus bas la piste au départ DU SINGLE démoniaque de la Prade. Option "PAS FATIGUE" : Avec le même départ de sentier, on peut profiter d'un single sous bois lui aussi fraichement ouvert et plus long, au prix d'une montée en plus d'environ + 150 m et 2 kms. Pour cela il faut de suite aprés le départ du sentier, virer à droite par la sente plongeant d'un coup sec dans le ravin afin de récupérer un monotrace en contrebas qui mamelonne entre les arbres offrant quelques runs bien rapides et sympas. Il débouche sur la grande piste au niveau d'une épingle. Il faut remonter alors cette dernière pour rejoindre le départ du single de la Prade sur la droite plus haut. Le sentier juste en face (ou sur la droite avec l'option 2) quitte la piste pour s’immiscer entres les arbres. Un grand moment de freeride peut commencer. Il faut rider ce single pour ressentir ces superbes sensations de glisse entre les troncs, entre les rochers au grés d’une pente modérée mais o combien sensationnelle. La prise de vitesse peut être maximum et nous prenons un pied intégral. Le premier tronçon se termine par une belle marche ludique que nous referons plusieurs fois. La liaison vers le second tronçon commence par un sentier plus large qui remonte un peu, redescend et remonte sur la droite pour déboucher dans un pré. Nous longeons le champ par la gauche pour descendre par le premier chemin sur la gauche. Celui-ci vire et se transforme tout droit en sentier. Il faut continuer toujours tout droit sur ce bon single légèrement descendant dans un premier temps. Plus loin, le tracé vire à 90° à gauche, laissant une option sur la droite, pour rentrer dans le vif du sujet. Droit devant, la sente principale s’incline et devient chaotique. Nous lachons les gaz, Tracteur en tête. La descente tourne à la joute, et avalant les jumps et autres rochers nous déboulons sur le mas de la Prade, complètement surexcités. Un must de descente !!! A faire et a refaire………..de plus en plus vite…….. La piste descend vers le mas, le contourne, fait une belle épingle et attaque sa ligne droite. 50 mètres plus bas, juste après la bordure d’arbres, nous virons sur la droite pour emprunter le chemin herbeux plein est en direction du vallon de Marie (panneau vert). Ce chemin récent descend au creux du vallon de les Prades pour remonter sur l’autre versant et se présenter à l’entrée du sentier de la vierge sur la gauche (panneau). Dans ce grand domaine privé, où existent encore un droit de passage, les propriétaires ont mis le paquet pour redonner à ce coin de paradis la parure qu’il mérite : panneaux d’orientation, entretien et création de pistes et chemins, aménagement des sentiers…….ah si tout le monde faisait pareil !!! Le fameux sentier du rocher de la vierge : un petit morceau de bravoure sur la selle. Un départ tranquille entre racines et chênes, puis la pente plonge et le tracé étroit arpente un sol de rocaille piégeuse. Le belvédère du rocher de la vierge nous offre un point de vue superbe sur le vallon marie. Un soupçon de marches en virage et nous attaquons la rampe aux épingles. Un coup à gauche, un coup à droite…….trop bon !! Le run se termine par l’escalier de la vierge, théâtre de nos ultimes jeux. Nous voici dans le jardin d’Eden du vallon Marie : là tout n’est qu’ordre et beauté………….d’accord j’arrête………..Une chose est sure : il est impératif de respecter le coin, ne pas faire n’importe quoi, ne pas laisser de papier etc, etc…. Ne pas quitter les lieux sans aller voir d’un coup de pédale, la grande cascade rare et majestueuse après les pluies et sa sœur la cascade d’Elie (suivre les panneaux gauche et droite de chaque coté du rocher de la vierge). Il ne reste plus qu’à se laisser glisser le long du ruisseau sur les chemins des Fontanilles pour revenir à la réalité sur le goudron. La route sur la gauche descend à Maureillas. A l’entrée du village, par le petit sentier du camping sur la gauche, nous récupérons les voitures…. Une bonne grimpe, un gros run, un beau coin, la recette idéale en somme. Boubi |