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Un proverbe catalan dit : si au frais l’été tu veux rouler, de très bonne heure tu dois te lever…. C’est pourquoi pour ce spot MP et Boubi ont décidé de se lever à 4h30 du matin pour être sur la selle et prendre la route a 5h40. Le départ s’effectue au cimetière de Arles sur Tech, juste à l’entrée du village médiéval. Il fait encore nuit, et une faible lumière naissante nous accompagne sur la route montant au Moulinot. Une fois le hameau passé et la piste récupérée, le jour s’installe. Nous grimpons sur cette superbe piste virant à droite, bien roulante malgré la pente. La montée est longue mais belle offrant un panorama sur la vallée du Tech et sur un lever de soleil tentant de pointer ses rayons a travers les nombreux nuages gris du jour. A un bon rythme nous arrivons au premier col du jour : le col de la redoute. Seuls au milieu de la nature, dans une fraîcheur bienveillante nous reprenons la piste, cette fois de moins bonne qualité et gagnons au prix d’un effort relativement soutenu l’ancien village minier de Formentère. Mp ayant tracé devant m’accueille au milieu des ruines nous rappelant le passé très actif autour du minerai. Pour peu on entendrait encore les coups de marteau et autres feux crépitants dans les forges…. Rapidement nous arrivons au col de Formentère. Dans le fond, tout proche, le Canigou affiche clairement sa hauteur et son caractère de haute montagne. Trait encore plus souligné par les nuages noirs menaçants, me faisant dire à MP que si nous ne chopons pas la pluie c’est de la chance ! ! ! Un grand moment commence alors, quittant la piste principale pour un chemin partant dans la même direction, nous passons la barrière gardant l’accès à l’ancien chemin de fer qui apportait le minerai des mines de fer de la pinouse à Formentère. Dés lors, au cœur d’une fôret enchanteresse nous remontons le temps. Unique dans la région, ce tracé de 6 kms nous mène au gré des tunnels sur la piste menant à la Tour de Batère et montant du col Palomère. (Il faut souligner le travail du Conseil Général pour la restauration et le maintien de cet ancien chemin de fer et notamment la reconstruction de la maisonnette, ultime vestige de l’activité ferroviaire). Nous voilà donc sur la piste que nous remontons sur la gauche pour gagner la tour. Et voilà qu’une ondée rafraîchissante s’abat sur nous. De courte durée heureusement ! Nous laissons la piste montant du col de Formentère pour continuer la montée. Plus inquiétant que l’ondée, des coups de tonnerre commencent à se faire entendre et le ciel prend une couleur très sombre. La tour est juste devant nous, derrière elle les parois du Canigou sont martelées d’éclairs impressionnants, suivis de véritables coups de canon… Au col de la Descarga, une fois sur la route nous descendons sous les gouttes plus nombreuses et au rythme des grognements de la nature jusqu’à l’ancienne entrée des mines de Bateres. Véritable bouche béante donnant sur les entrailles de la montagne, ce sera pour nous deux un havre de paix au sec et à l’abri………L’orage se déchaîne et nous assistons à un véritable spectacle ! ! ! ! 1h20 plus tard, l’horizon est dégagé, la nature s’est calmée et nous quittons notre refuge pour continuer à descendre. Dix mètres plus bas, de l'autre côté de la route part un vieux chemin, celui ci descend sous la route passe devant l'entrée d'un second tunnel et butte sur un éboulis (repérable depuis la route). Une fois cet obstacle traversé le vtt sur le dos, le chemin prend des allures de single et dévale jusqu'à la route bien plus bas. Nous quittons la route bien plus bas pour la première grande piste bien marquée partant sur la gauche, nous laissons une piste à droite pour poursuivre tout droit et récupérer le balisage rouge et blanc que nous ne quitterons plus. Le soleil est de retour et le vert de la nature fraîchement lavée est encore plus lumineux. Nous allons pouvoir faire toute la descente au sec et sous le soleil ! ! ! Un morceau de piste pour commencer, bien agréable, la piste continue à descendre quand nous la quittons droit devant pour passer devant un abri et un panonceau. Là, commence le single, d’abord en foret avec rochers et feuilles mortes. Traversée de la piste puis en face le single continue plus rapidement et en slalomant dans les fougères pour arriver au bord du ruisseau des Llimpes. Nous le traversons, puis le sentier remonte tranquillement pour rejoindre une piste. Celle ci d’abord montante vers la droite, descend ensuite. Nous restons sur la piste principale un moment pour la quitter pour un chemin touffu partant sur la droite et arborant le balisage en vigueur. Le sentier reprend son droit et nous, l’explosion. Cette partie slalome entre les arbres et joue avec les marches caractéristiques du coin. Du feu intégral. A l’approche du Dolmen, le sentier devient plus large jusqu’aux vestiges miniers. Là commence la partie de freeride pur jouant sur les toboggans naturels et les nombreuses grosses marches. Le tout avec un point de vue bluffant sur la vallée du Tech. Fin de round ! Pas de Ko mais juste un petit bobo pour mp : un doigt foulé et gonflé lors d’une petite chute ! ! ! ! Le round suivant se fait sous les bois avec un run à fond sur sentier hyper roulant…. Revoilà une piste et tout droit un dégagement avec un sentier partant en face au fond et un dévalant dans la foret sur la droite. Il est pour nous ! Du caviar sur sentier forestier, pas cassant avec seulement trois passages un peu engagés mais super ludique et rapide…. C’est sous adrénaline que nous touchons terre ou plutôt goudron, celui de Arles…. Nous nous retournons et admirons le sein des seins d’où nous venons, le canigou, sous le soleil de plomb…… Nous traversons le village pour regagner le cimetière et la vallée du départ. Nous avons deux certitudes : nous avons passé une matinée unique et nous avons là un des meilleurs spots du département….Un point c’est tout ! BOUBI |