...Aguily Agly.........................SYNO.........
Au coeur de l'action :

Nous arrivons à Saint Paul de Fenouillet, Mp et Moi, pour donner naissance à ce tour du Fenouillet qui sur le papier parait prometteur. Nous garons la voiture devant l’office du tourisme juste à côté du Chapitre, au cœur du village. 8h20, départ sous un ciel bleu azur.

Nous prenons la direction des gorges de Galamus, toujours dans le village, passons devant un lavoir et descendons par la petite rue juste après sur la gauche. Passage sympathique sur la sente des jardins pour s’imprégner un peu. Nous passons sous la voie ferrée pour prendre la route de droite puis au croisement celle de droite qui monte vers le cimetière. Allez ! Cette fois nous quittons le village par le chemin de gauche partant du cimetière. Face à nous la dorsale granitique, sous nos pneus la gravette grisâtre caractéristique du coin. Les choses commencent d’emblé avec une mamelonnade intense entres les vignes ! En restant simplement sur le chemin principal nous rejoignons la route goudronnée en bas du vallon sur la gauche. Nous la remontons un moment pour la quitter au fond pour un chemin dessinant des épingles et se hissant sur le vallon suivant. Pour suivre il faudra grimper par le vieux chemin DFCI sur la droite. Une fois sur ce beau mamelon physique entre conifères et pieds de vignes il ne reste plus qu’à regagner la départementale par la gauche.

Là, juste en face part un single balisé en jaune (anciennement en rouge et blanc a priori !) succulent qui descend dans le ravin puis remonte tranquilou pour sortir dans une vigne. Il faut alors bien suivre le balisage qui conduit sur la droite puis par une belle piste plongeant à gauche sur une petite route goudronnée/terre bien plus bas.

Morceau de choix mais dur à avaler, le sentier poursuit sa course vers le nord, balisage jaune, et offre un bel effort physique mais 100% sur la selle pour grimper la bosse. Boubi ouvre le bal et gardera la main quand la pente s’inverse, d’abord doucement puis brusquement après le croisement avec le GR : festival de grosses marches pour arriver au petit coin de paradis qu’est la Tirounère. Au passage de la passerelle, nous sommes attirés par la clarté de l’eau mais l’aventure nous ramène dans le droit chemin, celui qui quitte le havre par le sud et la route.

En haut de la côte, cap à droite, le balisage rouge et blanc nous amène au pied d’un bon petit morceau de portage jusqu’au col de Lenti.

9km (9h26) Col de Lenti : Nous voilà au col, déshabillage, barre et nous repartons par le petit single sur la gauche un peu plus haut. Cette sente serpente et joue au yoyo entre les chênes pour dévaler tel un torrent jusqu’à la piste. Nous sommes aux anges, la journée s’annonce géniale et le spot d’anthologie…

Maintenant, le balisage rouge et blanc de service, la piste puis la route nous conduisent à Prugnanes, puis sur la D20 et par la belle piste de gravier blanc au travers du bois du Bouich dépaysant au possible jusqu’à Caudies.

20 km (10h20) Caudies : Nous sommes lancés et passons bien vite dans le village, guidés par les traces du sentier Cathare qui non loin de la voie ferrée quitte le goudron pour un chemin puis un single. Je m’accroche à mon cintre, le derrière vissé sur la selle mais je dois céder à la pente alors que mp s’échappe devant moi sous les yeux interrogatifs d’une poignée de randonneurs. La piste sur la gauche nous amène à Notre Dame de Laval. Bel endroit pour un pique nique en famille…

Non loin de là, nous pénétrons dans un lieu incontournable, imaginez : la traversée d’un étroit défilé entièrement sur le VTT, les gorges Saint Jaume. Avec prudence mais sans réel danger par temps sec, nous grimpons tranquillement le long du torrent tumultueux, enchaînant passerelles et passages aériens en corniche. Le régal se termine par un doux sentier ombragé et butte sur une petite cascade. Nous sortons du ravin et prenons la route des Bordes sous le regard des vestiges des châteaux St Pierre et de Sabordas.

La petite route suit droit le torrent et s’enfonce dans la vallée. Le paysage devient majestueux et montagneux, le soleil chauffe sec et on s’éclate. Première pistade à droite et début d’une longue grimpe. Croisement suivant cap à gauche pour surmonter l’ancienne carrière. La pente est raide et peu roulante !!

27 kms (11h20) Nous passons ainsi devant l’arrivée du single que nous allons dévaler bientôt (les moins chauds pourront zapper cette bouclette de 7kms mais quel single !!). Pour l’heure nous grimpons mais maintenant sur une piste très roulante mais pentue.

30 kms (11h45) Croisement avec la piste menant à gauche vers la suite et à droite vers le tout de suite et le fameux single. Un beau tronçon de piste de 2 km quasiment plat sous les grandes tiges amène au grand gîte équestre de Tulla. De la bâtisse part un chemin qui une fois dans le prés, au passage d’un panneau danger se transforme en single balisé. Pourquoi danger ? Nous l’avons compris bien vite : ce single de folie est vraiment très rapide et la moindre sortie de route est fracassante. Nous descendons gaz, à chaque épingle l’arrière des bestiaux lance une gerbe de gravier….du feu !

34 kms (12h10) fin du single, pas de chute que du freeride ! Rebelote jusqu’au croisement avec la piste. Trois kilomètres de montée en plus dans les mollets, nous prenons cette fois à gauche. La piste panoramique en faux plat nous amène bien vite au croisement suivant bien plus loin. Là la pente s’affirme pour se hisser au col de Boire et sa croisée de chemins blancs.

43,5 kms (13h) Col de Boire. Au col de l’ours juste après, dans le second tournant en descente, un vieux chemin grimpe verticalement sur la droite et rejoint un chemin de foret bien plus propre. Cet agréable chemin d’exploitation nous permet de traverser le cœur de la foret puis de descendre tambour battant jusqu’à la route. En prenant à gauche, la route nous conduit à la source des verriers, notre aire de pique nique.

47 kms (13h30) Source des Verriers. Ce petit coin de paradis nous offre tables, ombre et eau pour le repas. En mangeant nous faisons le bilan de la première partie du parcours : TIP TOP ! Après une courte sieste nous repartons à 14h pour la suite par la piste qui monte tranquillement mais sûrement jusqu’à la maison forestière de Roquebrune puis devient très roulante, passe sous le col de l’espinas et remonte un peu plus jusqu’au départ d’une branche du GR36 plongeant sur le Vivier.

54 kms (14h45) Départ du single. Le balisage rouge et blanc montre le chemin sous les arbres. Nous arpentons ce sentier le long du torrent, zigzaguant entre les troncs. La première partie ne permet pas de prendre beaucoup de vitesse car le sol est jonché de branches synonymes de casse. Mais le paysage est terrible et la descente bien bonne. Puis le single plus propre s’accélère pour devenir un chemin. Là nous mettons les watts et une grosse bourre se met en place. A la limite du point de rupture et de la vitesse limite admissible par les cadres nous faisons la course jusqu’au Vivier. Une dose d’adrénaline phénoménale !

60 kms (15h) Le Vivier. En continuant tout droit nous débouchons sur un point d’eau potable qui nous permet de recharger les camels et les chameaux !! A peine remis de nos émotions nous reprenons la route en direction de Saint Martin. Plus haut, nous quittons la route pour une piste à gauche. Changement radical de terrain et de paysage, la foret fait place au maquis mais la magie demeure. Ce chemin grimpe puis s’aplatit pour regagner un petite route qui sur la droite débouche à nouveau sur la départementale que nous traversons. Plus loin, nous quittons la route pour une piste descendant sur la gauche et tirant droit arrive sur le goudron au pied du village. Nous remontons vers le village et de suite après avoir traverser une ruisseau quittons à nouveau l’asphalte pour un chemin très mal marqué sur la droite, longeant les jardins puis grimpant jusqu’à la D7a puis la D7. (Point d’orientation délicat ici ! Au pire, remontez à St martin et regagnez la départementale pour retrouver facilement la suite).

Il faut quitter de suite la D7 pour la petite route sur la gauche. Profiter du panorama sur la Serre des Vergés à l’horizon et au niveau du mas de Taichac prendre la piste grimpant sur la gauche. C’est le début d’un belle montée sur une piste caillouteuse offrant un des plus beaux points de vue de la journée sur la clue de la fou.

70 kms (16h10) Après un bel effort nous arrivons au croisement aménagé (table, panneau, abris, banc) du roc de sant Canis. (Beau travail d’aménagement !). L’endroit est superbe, minéral, sauvage….Un chemin part en direction de l’est et de la fou. Et le chemin devient un single qui descend dans le creux du vallon pour en rejoindre un autre. Allez encore un moment de pur freeride, un single tantôt rapide tantôt caillasse mais toujours jouissif avec un final en épingle délirant……….les disques chauffent, les randonneurs profitent du spectacle et les trabucs s’atomisent….

72 kms (16h30) D7. Après la Tempête, le calme. Nous récupérons un peu plus bas, à deux pas de la majestueuse et monumentale clue de la fou la D619 qui trace vers Saint Arnac. Après le pont du Moulin de Saint Arnac, un canal d’irrigation part sur la gauche. Moment de poésie invitant au farniente au programme. La sente au fil de l’eau nous conduit à la prise d’eau d’où part un tout petit sentier en face débouchant sur une vigne. De l’autre coté de celle-ci, un chemin enjambe un petit canal et donne sur la grande piste sablonneuse. Nous la remontons un moment sur la droite. Au niveau d’un plateau nous la quittons pour une autre plongeant sur la gauche dans le ravin. Cette piste monte, descend, tourne et retourne au grés des bosses et des ravins pour arriver non loin de Lesquerde sur une petite route goudronnée. Il faut remonter cette dernière pour déboucher sur la D19 à la sortie du village.

81 km (17h20) D19. Juste en face part une petite route balisée. Celle-ci grimpe bien puis se transforme en piste. Quand le profil de la piste se calme et s’inverse, un sentier balisé grimpe sec sur la droite en direction des crêtes. D’abord un portage puis ensuite une succession relativement courte de passage physique sur la selle et de poussettes nous conduit au sommet de la dernière difficulté du jour.

82,5 km (17h45) Col de Lesquerde. Clou du spectacle et fin des montées, ce col offre un point de vue inouï sur les deux immenses vallées. Et nec plus ultra il offre aussi un très bon single pour regagner Saint Paul. Au départ, il faut porter le vtt pour passer la crête mais 3 minutes plus bas débute un run endiablé entre les buis et les chênes sur un single traçant bien droit à flanc de montagne. Un très bon dessert qui nous laisse gonflés à bloc à l’entrée de Saint Paul, terme de ce périple

86 kms (18h30)………..Et voilà la voiture. Quelle journée et quel spot…La perfection pour un parcours Freeride ressemble trait pour trait à ce trip dans les Fenouillèdes. Et 2450 m s’il vous plait madame, 10h d’aventure, 5 gros singles, des paysages fabuleux, des points de vue renversants, une variété incroyable……………………….le top quoi !.

Boubi